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Sujet: Ariane - sur le fil   Mar 7 Oct - 21:05



Elle s'appelle Ariane. Comme dans la mythologie. Et elle a un fil rouge autour du cou. Comme un rappel. Qu'elle a un rêve dit d'humain. Celui d'avoir un nom qui compte, d'être l'égale de celle qui lui a donner ce nom. Mais Ariane est une machine. Artificielle créée sur les restes, le cadavre d'une Bestiale, abattue de sang froid. Ariane n'est qu'un Fantasme Ressuscité, le genre de créature créée par les rêves dégradants d'un homme trop amoureux, trop fou. Et elle est jeune, si jeune. Si l'on ne compte que cette vie. Celle dont elle se souvient. Celle dont les yeux se sont ouverts sur Cogstorm. Dans ce noir de vide.

Ariane vient de trois vies mais n'en a qu'une.


Elle coupe ses cheveux avec son poignard. Et son corps crie indépendance. Et ses cornes brisées se cachent sous les quelques mèches rebelles. Abandon.

Peut-on avoir une personnalité ? Quand l'on ne se souvient de rien, pas même de qui l'on est ? Peut-on savoir qui l'on est, lorsque l'on ne sait rien faire d'autre que respirer ?
Parce qu'elle n'a rien.
Pas même des souvenirs qui tiennent chaud la nuit.
Pas même des rêves improbables auxquels se raccrocher.
Ariane n'a que sa gorge pour avaler ses sanglots.
Et son corps qui se rappelle de tout.
Sa tête qui ne se souvient de rien.

Errer sans but.
Errer sans désir.
Avec une peur maladive.
Celle que tous vous veulent du mal.
Celle que tous ne veulent que vous détruire.
C'est avec ça qu'elle doit vivre.

Ariane ne laisse pas les gens s'approcher d'elle.
Parce qu'on pourrait encore,
Mutiler son corps.
Parce qu'on pourrait encore,
L'abandonner dans le noir.
Ariane n'est pas son vrai nom
Mais celui qu'elle s'est donnée pour s'échapper.


Galaxie Moche, si moche. Tout est à y changer. Parce que l'utopie inscrite à l'arrière de mon crâne me fait hurler que le monde est corrompu, que les choses ne vont plus. Mais qui suis-je pour juger de ça, que l'une de vos enfant ?

Habitants Peut-être qu'en fait la galaxie est belle. Et que seuls ses habitants ma répulsent. Révulsent. Je n'ai que le goût du vomi dans la bouche en pensant à eux. Trop brillants pour être véritables. Trop beaux pour êtres vrais.

Vie Et si je n'en ai pas eu que puis-je dire si ce n'est qu'elle est une utopie ?

Politique Et ça manque d'honnêteté et de raison. Passionné par le jeux, les divertissements et toute cette perversion, qu'est ce que le roi, ses sujets, n'importe qui, a d'autre à nous apporter que le son de leurs voix, se cachant derrière leurs façades trop lisses ? Petit bonheur feint qui fait apparence qu'ils étalent sur nos visage comme une propagande. Je voudrais quelque chose de sale, de véritable. Auquel je n'ai pas peur de me heurter, de peur de regretter.

Humains Ils sont comme tous les autres. Pourquoi seraient-ils différents ?

Souhait Et si j'avais un souhait un seul, je voudrais que mon ne meurs pas en vain.

Briller A quoi bon.


Il y a un bruit sourd.
Le noir.
Lorsque ses yeux s'ouvrent pour la première fois.

Elle a les yeux ouverts mais ne voit rien. Et il la regarde. Les yeux pleins de lumière. Son rêve s'est réalisé. Il n'en revient pas. Il la rendort alors que son corps essaye de se refermer, de se recroqueviller. Entravé par du métal aux poings et aux pieds.

Et un jour elle se réveille. Elle n'a plus le froid de la première fois. La lumière filtre, floue, à travers ses yeux. Il n'y a plus de métal qui la retienne. Alors elle se redresse. Son corps nue de jeune femme assis sur un bord de la table. Ses jambes balancent un instant. Et la pointe de ses pieds vient effleurer le sol lorsqu'elle saute pour enfin se mouvoir. Libre.
Elle a l'impression de déjà tout savoir.
Comment respirer.
Comment marcher.
Comment les choses s'appellent.

Comme si elle avait déjà vécu.

Et ses yeux sont attirés par de longs rideaux rouges. Alors elle va les caresser. Ils sont presque doux. Elle enfouis son visage dedans. Respire. Respire. Si fort qu'elle se sent pour la première fois vivre. Avec une odeur de pêche qui remplis ses narines.


Pendant plusieurs jours un homme vient la voir et lui parle.
Il lui raconte la vie. Les choses. Il caresse ses cheveux et respire sa peau trop lisse alors qu'elle se contente de fixer la fenêtre à travers les grands rideaux rouges.
Il lui laisses des livres.
Lui raconte que la pulséénité est pourrie.
Lui dit qu'elle est belle.

Elle n'entend rien d'autre que le son des rouages.
Jamais un seul ne manque.
Alors que le coeur de l'homme manque parfois des battements.

Elle passe ses journées à lire. Tourner en rond dans cette pièce. Elle passe ses journées à espérer que quelque chose va se passer. Comme dans toutes ces aventures qu'elle dévore.
Et au plus l'homme vient, au plus il lui donne envie de vomir.
Elle rêve tellement, tellement d'aventure et d'une vie romantique.

Un jour elle parle.
Ce n'est pas la première fois.
Mais lui entend sa voix, surpris d'avoir attendu de nombreux mois.

Elle voudrait partir. Voir le monde. Faire des choses. Elle voudrait vois toutes ces chimères exotiques et ces paysages à n'en plus finir. Elle voudrait que les choses aient un sens dans sa vie.
Avoir un nom.
Avoir une vie.

Il dit non.
La frappe au visage.
Puis à l'épaule.
Celle-ci crise. Se déboîte.
Et de la tole tombe au sol.
Elle la ramasse. Regarde sa peau.
Et comprend maintenant que son coeur n'en est pas un.
Un assemblage vulgaire de rouages, ou quelque chose comme ça.
C'est pour ça qu'il fait un bruit si régulier, et que, jamais, jamais, il ne manque un battement.

Il s'en va.
Et pendant plusieurs jours ne revient plus.

Elle pleure.
Et ne comprend pas pourquoi elle a des larmes et des émotions si elle n'est qu'une machine.
Elle arrache les rideaux.
Et commence à les découdre.

De longs fils rouges.

Ses longs cheveux noirs dansent dans son dos lorsqu'elle cogne de toutes ses forces la vitre du côté de son épaule déjà émiettée.
Et elle se lance.
De plus en plus loin.
Des bruits de pas dans le couloirs.
Qu'elle connait trop bien.
Et elle se lance.
De plus en plus fort.

La vitre se brise.
Et elle tombe de plusieurs étages.
Seulement l'abdomen noué par des cordes de fils rouge.

Suspendue au dessus du vide.
Suspendue prête à mourir.

Le visage de l'homme regarde en bas. Le corps sonné entre ciel et terre de celle qu'il a fait à l'image de celle qu'il aimait, décédée.
Celle là aussi devra mourir.
Comme toutes les autres avant elle.

Et il coupe la corde rouge.

Elle tombe.
Comme un ange en suspension.
Avant que son corps n'heurte le sol dans un cri de douleur.

Elle sait. Elle sait qu'il ne lui reste que quelques minutes avant qu'il descende et la démonte, pièce par pièce. Elle est entre la vie et la mort. Mais un objet ne vit pas. Alors elle se donne une chance.
Elle rampe.
Puis marche à quatre pattes.
Se relève et court. Vite. Tres loin.
Avant de se laisser mourir quelque part. Dans un coin de rue trop fréquenté ou personne ne la remarque.
Elle et son corps déchiré.

Les jours ont passés.
Quand elle a fini par rencontré quelqu'un.
Qui l'a prise sous son aile. Fasciné par son corps.
Et elle croise pour la première fois un miroir. Chez lui.
Elle ne connaissait son image que par le reflet de la grande vitre qu'elle a fait volé en éclat.
Et quand il lui demande qui elle est. Elle ne sait pas.

Il voit le collier rouge qu'elle s'est fait en même temps que son harnais de fortune.
Et lui qui appréciait les nouveaux venus, humains,
Lui proposa Ariane.

Elle voit dans ses longues mèches noires, des cornes coupées.
L'une plus courte que l'autre.
Elle les avait déjà senties en les touchant sans trop savoir.
Mais pour la première fois elle les caresses en les regardant.
Elle se dévisage plusieurs heures devant le miroir.

Il la regarde faire sans dire un mot.

Et un jour elle lui demande.
S'il sait ce qu'elle est.
Elle lui raconte son histoire.
Et l'homme se met à soupirer.

Il lui demande s'il peut. Regarder son corps.
Entier.
L'examiner de près. Et qu'il lui dira tout ce qu'il trouvera.
Elle se déshabille et il la regarde. Sans s'approcher. Se contente de tourner autour d'elle.
Il se dit qu'Ariane est belle.

Des jours, des semaines passe.
Ou une fois encore Ariane est allongée sur une table en métal.
Il l'ouvre, la recoud. Et ils parlent. Il lui raconte que la vie n'est pas aussi moche que ce que son père a pu lui dire.
Trop tard. C'est inscrit à l'arrière de son crâne.

Un jour ils mangent ensembles.
Elle veut partir.
L'aventure l'appelle.
Les livres lui manquent.
Elle a fait les cent pas dans sa nouvelle prison.
Alors elle lui demande.
Et il s'énerve.
Comme l'autre avant lui.

Alors il crache.
Tout ce qu'il sait. Tout ce qu'il lui a caché.
Pour lui montrer à quel point elle est une immondice, quelque chose de raté.

Un cadavre de jeune fille. Porté disparu il y a deux, trois année ? Une bestiale. Quelqu'un la voulait pour ses cornes. Ils n'ont jamais retrouvé le corps. Et des artifices dans sa chaire. Des rouages qui remplacent un poumon surement crevé, des rouages qui font fonctionné un cœur que l'on a essayé d'arracher. Des articulations reconstituées. Des tubes à la places des veines et des artères. Un processeur greffé sur ce qui devrait lui permettre de penser.
Ariane est une chose reconstituée.

Et elle tombe.
En arrière sur sa chaise.
Désemparée.
Elle n'est pas si forte. Elle a envie de pleurer.
Les larmes lui montent.
Il n'a pas fini.

Il s'approche d'elle et la serre dans ses bras.
Elle revoit la fenêtre entre les rideaux rouges.
Et il lui raconte que de là où elle vient. Cet endroit perdu trop loin. Il y a des rumeurs sur ce qu'un homme trop fou y fait.
Ramener une fille qu'il a aimé à la vie.
Ca fait trente ans qu'il y travaille.
Alors il lui dit.
Que oui, Ariane n'est qu'une fusion de deux cadavres.
Que oui, Ariane est une jeune adolescente chassée et une femme décédée, ramenée à la vie par un vieux fou qui voulait faire l'amour, violer sa fille.

Et elle pleure alors qu'il embrasse son cou.
Là où il y a plus de chaire que de métal.
Elle se laisse faire.
Elle n'a plus l'énergie pour lutter.

Tu n'es qu'un fantasme enragé, ressuscité.

Elle pleure encore le lendemain.
Et alors qu'il dort, elle se lève.
N'emporte rien d'autre qu'un poignard et une part de tarte.
Et elle s'en va.
En courant si vite qu'elle ne voit plus le monde autour d'elle.

Et puis elle fini par échouer quelque part. Elle se regarde dans le reflet d'une fenêtre.
Et elle sert le poignard si fort.
Elle coupe ses cheveux.
C'est inégal.
Si elle est si fausse que ça, ils ne repousseront pas.

Et le temps à passer.
Quelques mois. Peut-être une année.
Elle a renoncer à son corps de femme.
Elle a renoncer à tout ce qui pouvait lui rappeler les choses par lesquelles elle était passé.
Si ce n'est le nom qu'on lui a donné.

Et Ariane s'est jurée.
De se faire un nom.
De se donner une raison d'exister.
Alors elle essaye d'oublier.
Pour marquer l'histoire de son nom.

Et elle s'en va à la conquête du monde, fermant les yeux.
Le noir.


Pseudo Ash, LBay, Jake Crowley
Âge 21 ans
Avatar don't know yet
Fusée ahahah
Suggestion nooope.
Smiley blouh
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Sujet: Re: Ariane - sur le fil   Mar 7 Oct - 21:11
j'vaiscreverputainjevoulaisposteravecattilamaisenfaitlol

cONTINUE
sINON JE SUPPRIME TES COMPTES#oui

bienvenue sur pulsar ariane!
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Sujet: Re: Ariane - sur le fil   Mer 8 Oct - 16:58
J'ai fini.
(Enfin, je sais pas si je dois reprendre le caractère ?)

je meurs. adieux.
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Sujet: Re: Ariane - sur le fil   Mer 8 Oct - 20:03
JE TE HAIS TELLEMENT OH MON DIEU MEUF PFFF JE j'espere que tu vois les larmes sur mes joues parce que 'jai juste envie de crever (lol) (la meuf elle vient me dire deux minutes avant "j'arrive pas à ecrire ariane dis moi si un truc gene mdr") (pfFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFf)(PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF)(JE.) -PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF-
#euh sinon le moment intense de la chute était bestialement spectaculaire idk j'étais en train de me rattacher à ma chaise like "dude dont fall plz" #ariane est un fucking monster #je l'aime #trop #help #me (en plus idk j'ai eu le malheur d'ecouter une cover trop feels en lisant ta fiche hahahahahah #tears) (euh je veux qu'elle soit bff avec antigone sinon) (lol lol lol) (u know)  


ariane


tu es née sur pulsar ! maintenant que tu t'es présentée à lui, le roi te remet ton registre à étoiles et te souhaite une étincelante existence parmi les astres.
Bonne chance, et surtout, brille.

n'oublie pas de recenser ton avatar et de lister ta branche !


#je parle meme pas de ton avatar ok
#salut
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Sujet: Re: Ariane - sur le fil   

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