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Humain

Sujet: When the despair condemns a life of hope   Mer 19 Nov - 23:06

identité

imagine that the life you thought you shared wasn't really there



••• Nom : Neilus Nikolaïevitch Nabokov
••• Surnom(s) : Neil
••• Âge : 26 ans
••• Nationalité : Russe
••• Ancienneté sur Pulsar : 2 semaines

••• Alors humain, satisfait de ta nouvelle Galaxie ?
  Une galaxie. Une nouvelle galaxie.
La simple idée que tant de mondes soient peuplés, part tant de races... quand je repense à la Terre. A sa galaxie si belle. Peut être toute aussi peuplée. Mais pas facile de financer la conquête spatiale lorsque la planète entière est en guerre. Quel gâchis.
Enfin, le passé est le passé. Et l'avenir pour moi est ici. J'espère pouvoir aussi être le futur de ce monde, à défaut d'avoir réussit à l'être, là d'où je viens.
••• Comment t'intègres-tu parmi les Pulséens ? Que penses-tu d'eux ?
   Le peu de temps que j'ai passé parmi eux m'a déjà permis de dresser un assez large tableau. Et j'en suis venus à la conclusion qu'en dehors d'une insouciance apparente, quasi-omniprésente et relativement incompréhensible pour les humains qui arrivent tous juste d'années d'une guerre sans fin... et bien les choses ne sont pas si différente de la maison. -Je dois arrêter de considérer la Terre comme ma maison... décidément, j'ai beaucoup de mal !-
Oui. Donc. Les différentes races, -les branches- sont en réalité autant de comportements et facettes que j'ai pu connaître sur Terre. Toute les formes de caractères. Toute les formes de visions du monde. Même les pires.
Je pense que c'est une bonne chose. La diversité me rassure. Je crois que je me serais posé des questions si j'avais débarqué dans un monde remplit où "tous le monde il est beau et tous le monde il est gentil."
••• Penses-tu pouvoir devenir l'un d'eux, à la longue ?
  Je n'ai aucun espoir de retourner chez moi. Enfin, pardon, d'où je viens. Plus aucun désir non plus d'y remettre les pieds pour être honnête. Si tous ne semble pas être ce qu'il est sur Pulsar, j'échappe au moins à l'horreur de la guerre et d'un monde qu'on ne peut malheureusement plus sauver. Ou alors avec un putain de miracle...
Non, je pense que je serais bien ici. Et puis... j'ai quelqu'un à retrouver.
Si ils m'acceptent, je me considère déjà comme l'un des leurs.
••• Ton avis sur la politique ici ?
  Le chaos me va bien. Dans le sens où il préserve l'ordre des choses. Je m'opposerais autant que je pourrais à ceux qui souhaiteraient changer le fonctionnement de cette galaxie vers quelques choses qui privent ses habitants de leurs droits... ou tous simplement... vers un pouvoir comme on en avait sur Terre.
Je ne laisserais pas les choses se reproduire. Soyez en sûr !
••• Pas trop dépaysé dans cet environnement fantasque ?
  Dépaysé ?! Oh si ! Surpris par ce que j'ai vu en sortant de ce portail ?! Assurément !
Mais tous cela en bien. Ce monde m'enthousiasme. Pas que j'aime forcément rêver au sens où on l'entendrais d'un enfant... non... enfin...
Comprenez-nous. Nous venons de l'enfer. Et, au premier abord, je pense que beaucoup d'entre nous doivent prendre cet endroit pour le paradis ! -Bon pour les lieux, hein... car lorsque vous tombez sur un poisson flottant dans une bulle d'eau, chevauchant une licorne multicolore qui vole... on est en droit de se poser des questions-
En tout les cas, j'ai hâte de pouvoir l'explorer plus en avant.
••• Vas-tu briller, humain ?
  Je ne souhaite pas être reconnu. Je ne veux pas entrer dans les livres d'histoire. Je ne veux même pas qu'on se souvienne de moi. Mais je veux que mon passage quelque part est pousser le monde à se hisser vers le bien. Voilà comment je brillerais. Voilà l'aura que je souhaite donner.


personnalité

It just existed in your head The reflection used wasn't you





Bonjour, je m’appelle Neilus Nikolaïevitch Nabokov. Neil, pour les intimes.

Vous qui lisez ces quelques lignes, écrites au dos d'un vieux flyer avec de la suie, je vous transmet ce testament. Ces dernières paroles à l'humanité. Mes regrets et mes espoirs.

Je n'espère plus désormais revoir un visage amical avant de mourir sur le champ de bataille. Je suis seul, isolé en plein milieu des positions ennemis et cela m'étonnerais même que quelqu'un lise cela un jour... Je n'ai plus espoir non plus de trouver cette liberté que j'ai pourchassé toute ma vie. Une vie injuste. Mais remplis de gens bien. Des être chers, qui auraient mérités leurs parts de bonheur dans un monde qui n'avait plus rien à leurs offrir. Ma mère... je me faisais peu d'illusion sur tes chances d'arriver à cet idylle. Mais j'aurais aimer pouvoir te dire au revoir. Te tenir la main pendant que tu partait pour l'inconnu. Mais, il faut croire que la guerre est très douée pour anéantir les souffles de vie et d'espoir. En atteste l'obus qui prie sa vie à elle...

Ce frère mort-vivant... comme moi, né dans un monde qui n'était pas fait pour lui. Mais il n'a jamais trouver véritablement la lumière en lui. Celle qui repousse suffisamment les ténèbres autour de soi, pour nous permettre de voir où l'on va. Pour ne pas étouffer. Pour vivre. Pour espérer. J'ai tant cru pouvoir t'apprendre à te battre. Pas dans cette guerre insensée. Mais pour la vie. Pour tes convictions. J'y ai cru jusqu'au bout mon frère. Je n'ai pas réussis à croire assez fort pour deux...

Il y a cette personne encore... la seule personne, je crois, que j'ai pu sauver. Je ne sais pas où elle est aujourd'hui. Mais comme les autres, je ne pourrais plus la revoir. Peut être aurais-je dû partir avec elle pendant qu'il était temps...

J'espère que vous tous, avez trouvés un lieu où vous êtes bien. Même si tous mon être se bat et que j'ai foi en la vie... je me demande parfois si la mort n'est pas préférable à l'enfer qu'est devenue la Terre.

Je suis seul désormais. Il ne me reste plus beaucoup de temps, je le sens. Je n'abandonnerais pas. Je me battrais jusqu'au bout. Enfin... peut être ai-je déjà abandonné, sans m'en rendre réellement compte. Vous qui me lisez, faites vous votre propre avis.

Mais le plus important. Vivez. Je ne me suis jamais considérer comme le sauveur de l'humanité. Je ne veux pas l'être. Mais je veux faire partie de ceux qui réveillerons les Hommes. Que nos mots et nos actes inspirent nos compatriotes. Qu'ils se lèvent. Qu'ils relèvent la tête. Ne courbe plus l'échine sous la fatalité. Je veux que vous viviez. Pas pour votre pays. Pas pour des idéaux. Pas pour la victoire. Ni pour la vengeance.
Pour vous. Et pour ceux que vous aimez.

Je m'en vais rejoindre les miens maintenant. Je ne sais pas qui m'accueilleras de l'autre côté. Mais si cet endroit est l'enfer, il ne reste qu'un endroit où je puisse aller.
Sauvez cette planète, car nous n'avons pas pu le faire nous-mêmes.

Neil.


Je mettrais aussi peut être un petit truc dans cette partie...
Je sais pas, je verrais ! ♥


histoire

Make something good of your life




"Frérot ! Bouge-toi le cul, allez !"

Ils étaient coincés. Un mur en béton de six mètres de haut à moitié effondré face à eux. Dans le dos : une ruelle étroite. Des soldats ennemis qui venaient de les retrouver après une course poursuite à travers les quartiers périphérique d'une Moscou en ruines. Plus de munitions. Plus de force. Que leurs restait-il ?

Une seule issue. Les barres de métal du béton armé qui sortait des pans du mur percé. Ils pouvaient se hisser. A bout de forces, les armes ennemis pointés dans leurs dos. Une seule issue. Une chance infime. Un espoir de fou. Que leurs restait-il ?

Il devait bouger, lui et son frère. Maintenant !

"Aller ! Accroche-toi ! On a encore du temps !" dit-il en lui tirant la manche devant son manque de réactions.

Les soldats seraient bientôt devant l'impasse. Il pouvait les entendre appeler des renforts. Ils étaient acculés. Plus de temps. Plus de force. Y avait-il seulement encore les cendres d'un espoir ? Son frère ne bougeait pas, les yeux vides, fixant l'entrée de l'impasse, comme s'il voyait quelque chose que seul lui était capable de percevoir. Ou comme s'il avait quitté momentanément son corps. Momentanément ?

"Bordel, Alexandr ! Magne-toi où on est mort tous les deux !"

Il lui posa sèchement la main sur l'un des barreaux d'acier seyant l'un des trous du mur. Aucune réaction. Aucun son. Ni même de mouvement de ses pupilles. Aucune expression ne sortait de son visage désormais. Que se passait-il dans sa tête ? Quand avait-il perdu son frère pour cet être sans volonté ?! Quelques minutes ? Ou cela faisait-il déjà des mois sans qu'il accepte l'évidence ? Son frère était partit... Il avait échoué. Il avait cru pouvoir y arriver. Il avait cru lui donner la force. Lui partager l'espoir d'une vie meilleure qui pulsait au fond de son propre cœur. Même après la mort de leur mère... Il y avait cru. Ils avaient fuient dans Moscou. Si longtemps pour quitter une simple ville. Ils étaient si proches du but. Si seulement il pouvait se hisser. Passer ce mur. Vers la liberté. Il n'y avait plus qu'un pas. Il fallait qu'il se batte. Il le fallait. Alors pourquoi ne réagissait-il pas alors que Neil était en train de lui secouer si fort les épaules qu'elles étaient sur le point de se déboîter ?

"Bon sang ! Alexandr, merde quoi ! Un mur ! On a traversé tant de choses depuis des années ! On a survécu tant de fois ! Tu peux pas lâcher si près du bout ! Tu ne vois pas la lumière au bout du tunnel qui est si proche ?!"

Les larmes s'étaient mises à coulées sans qu'il ne puisse les retenir. Sans qu'il ne veuille les retenir. Pourquoi ne répondait-il p...

"Je la vois cher frère. Je la vois. Mais on ne regarde pas dans la même direction."

Il suivit son regard et sa gorge se noua quand il comprit. Les soldats étaient là. Et son frère les appelait silencieusement de tous ses vœux. Tous son corps lui hurlait de sauter sur le mur, à l'instant, sans attendre. Mais sa poitrine et sa gorge pliaient sous la pression que représentait ce geste. Abandonner son frère.
Il ne voulait pas. Mais il ne pouvait pas rester. Il ne pouvait pas se résigner. Il avait essayé. Mais il ne pouvait pas. Il croyait toujours avoir quelque chose à accomplir. Sinon... rien de tout ce qu'il avait jamais fait n'avais de sens.

Plus le temps de s'apitoyer. Les hommes accouraient. Les armes se chargeaient.

Il fît taire son cœur. Dû le fermer quelques instants. Sans savoir qu'il perdrait la clé, restée de l'autre côté du mur, avec son frère. Il était presque en haut, il entendit les claquements des bottes se stopper. Se mettre en position. Il y était. Il se retourna, avant de passer sa jambe de l'autre côté, vers la vie, vers la liberté... vers la solitude. Son frère aussi avait dû ressentir le  besoin de le voir une dernière fois. Leurs yeux se croisèrent. Les pleurs revinrent subitement. Il voulait hurler. Hurler que ce n'était pas juste. Pas juste qu'en cet instant, il lise de l'acceptation... de la sérénité dans les yeux de son frère. Il aurait tant cherché à revoir ce visage. Ce sourire. Tant de temps à le traîner. Au final... contre lui-même. Il ne l'avait jamais aidé... il n'avait juste jamais accepté que cela faisait longtemps qu'il aurait dû faire son deuil.

Les lèvres de son frère bougèrent. Un seul mot. En russe. Il ne l'entendit pas, car les mitraillettes avaient hurlées en même temps que lui.

Mais il put le lire.

Жизнь.

Vie.


****



L'explosion d'un tir de canon retentit dans les ruines des quartiers périphériques de Moscou. Le cri de Neil lui fît écho l'instant suivant.

" Александр !" hurla-t-il en se redressant de son lit de fortune, haletant, le regard horrifié.

Il mit quelque secondes à se remémorer où il était. Il venait de rêver. Ou plutôt de faire un sacré cauchemar. Un cauchemar qui le hantait. Un poison en diapositives, qui comme le flash d'un vieil appareil photo, avait imprimé ces instants de désespoir au plus profond de ses paupières. Et de son cœur. Chaque fois qu'il fermait les yeux plus d'une seconde, le film de son Échec démarrait. Encore et encore. Ne lui laissant plus aucun répit. Plus une minute de repos salvateur.
Mais avait-il vraiment le luxe de se reposer ?

Après la mort de son frère, il avait réussi de justesse à échapper aux troupes ennemies en patrouille dans la zone. Il avait poursuivi son chemin en direction de l'ouest, espérant trouver des zones plus civilisés, moins touchées par la guerre en direction de l'Europe centrale, voir l'Europe de l'Ouest. Il serait de toute façon mieux loti que dans les plaines gelées du centre et de l'est de la Russie. Et le Sud n'était pas une option.

Il slalomait entre les pâtés de maisons pour éviter un maximum les troupes. Cela rallongeait considérablement son trajet. C'est ce qui les avaient déjà ralentit quand il était avec Alexandr. Mais seul, la tâche s'avéra plus aisée. Et il ne se fît pas repérer une seule fois depuis lors. Malgré tous, il ne voyait pas le bout de cette quête insensée pour fuir cet enfer. Cette guerre, cette vie, cette ville, elles lui avaient tout pris. Il ne lui restait que ce qu'il gardait précieusement protégé en lui. Une colère mue par l'espoir et le désir d'aider, de changer les choses. Le tous formant une pulsion à se battre pour ses convictions. Si possible en évitant la force, même si dans le cas présent, cela semblait exclue...

Plus profond, plus précieux, il préservait les souvenirs de sa famille. Sa mère, pour qui il n'avait rien pu, mais qui était condamnée depuis longtemps déjà. Son frère, qui avait baissé les bras. S'était rendu à la fatalité d'une vie de souffrances trop dures à supporter. Lui aussi, au final, était condamné depuis bien longtemps lorsque Neil avait enfin compris. Au bout du compte... avec du recul, il n'avait su aider aucun membre de sa famille. Il pensait être né pour donner de l'espoir, pour combattre la fatalité, le destin, une vie injuste. Et il n'avait pas su le faire pour les personnes qui comptait le plus pour lui ! Était-il tant un échec que ça ?!

Pendant ce temps, il avait levé le camp, descendant du premier étage d'une maison à peu près intacte, où il avait trouvé refuge pour la nuit, se faisant un lit avec des couvertures miteuses. Il sortit dehors avec prudence et vigilance, traquant le moindre signe de danger. Puis quand il fût sur que la voie était libre, il reprit son chemin vers l'ouest. Il serait bientôt sorti d'ici.

Mais sortirait-il jamais vraiment de cet enfer ? Même si son corps arrivait à s'en échapper; n'y laisserait-il pas une part de lui ? un fragment de son âme ?

Car outre la perte tragique de sa famille, la guerre avait tout tentée pour le changer. Avait-elle réussit ? Avait-elle corrompu cet homme altruiste, bon, à la tendance pacifiste ? Allait-elle réussir à lui arracher ces sentiments cachés que chérissait tant son cœur ?

Allait-elle La lui arracher ?


Il se sentit mal. Comme si l'idée qu'une entité, ou quoi que ce soit, de malsain, de vile, pénètre en lui pour lui enlever tous ce qui restait de bon en lui, était de plus en plus réelle. En cet instant, il avait peur. Non pour sa vie. Ni de la souffrance. Pas plus que de la solitude que l'accablée pourtant tellement. Mais bien qu'on change qui il était. Qu'on le transforme à son insu. Qu'il renie ses principes. Qu'il chasse ses espoirs. Qu'il oublie ses bons souvenirs.

Il perdait pied peu à peu. Le monde autour de lui devenait flou. Comme s'il n'était pas tout à fait vrai. Comme si, au fur et à mesure que son esprit et son corps lui semblaient de plus en plus obscures et qu'il doutait de lui, le monde perdait peu à peu lui aussi de sa substance. De ses certitudes. De ses évidences et sa cohérence, de sa cohésion. Il devenait intangible comme les idées et les sentiments. Les concepts de formes devenaient obscurs et incertains.
Un brouillard de doutes abyssaux recouvrait le monde de Neil. Ses sens et son esprit s'empêtrant à l'intérieur.

Devait-il vraiment sortir de cet enfer ? Était-il comme damné, incarcéré dans une prison de folie et de souffrances physiques et mentales dont nul ne s'échappe ? Était-il même toujours le Neil qu'il croyait fermement être ? Il le souhaitait tant. Mais tant de choses c'étaient produites... Comment avait-il pu abandonner son frère à la mort ? Était-ce vraiment car il avait un désir de vivre que son frère n'avait pas, ou simplement de la lâcheté ? Pire, de l'égoïste... peut-être avait-il simplement choisit de sauver sa peau plutôt que quelqu'un d'autre. Non, plutôt que son propre frère. Peut-être son frère avait-il encore la volonté de se battre et...

Ses pensées s'interrompirent brutalement. Il venait de déboucher d'une ruelle à une artère principale. Artère actuellement traversée par un bataillon d'infanterie et... un char. Son instinct le sauva. Il dégaina son fusil automatique qu'il portait en bandoulière, tirant les dernières balles qu'il avait récupéré après son dernier combat. Une misère. Mais juste assez pour lui permettre de reculer jusqu'à la ruelle d'où il venait, hors du champ de vision de l'ennemi.
Il devait faire un choix. Et vite. La sortie de cette Enfer était juste de l'autre côté de cette avenue. Derrière lui, des dizaines de kilomètres de territoires ennemis. Entre lui et la sortie, plus de cinquante mètres et des fusils qui devaient déjà être pointés vers l'entrée de sa cachette précaire.

Il devait sortir d'ici. Il ne savait pas ce qu'il était devenu, mais il choisissait de croire que le vrai Neil, celui en qui il se voyait, était toujours là. Le vrai Neil n'abandonnerait pas si près du but. Il n'avait pas fait lorsque son frère avait perdu espoir -il y croyait dur comme fer, pour faire taire les monstrueux doutes qui faisaient de lui quelqu'un de mauvais-. Et surtout. S’il ne sortait pas d'ici, ou s'il mourra là... il n'aurait rien fait de sa vie. Rien hormis voir les autres mourir sans rien pouvoir faire pour eux. Il n'avait été qu'un stupide idéaliste incapable de se faire à la cruauté du monde et à vivre avec elle. Incapable de protégé ceux qu'il chérissait. Il n'avait servi à rien. Juste à être le spectateur de ce ballet funeste qu'était sa misérable vie. Il devait changer ça. Il devait faire quelques choses de cette vie inutile. De tous ces espoirs futiles. Trop grands pour un seul homme sans autre pouvoir que sa volonté.
Il le devait.

Sa main descendit jusqu'à sa hanche. Il entendait les soldats impatients s'approcher sur le côté de la rue. Il serait bientôt à porter.

Il fallait qu'il se batte cette fois. Vraiment. Jusqu'au bout. Qu'il traverse ce Styx et qu'il sorte d'ici.

Ses doigts tremblant se refermèrent sur la grenade qui pendant à sa ceinture. Dernière armes en sa possession. Ultime recourt pour éviter la torture. Ou pour emmener ses ennemis avec soi...
Il fallait qu'il réalise quelque chose. Quelque chose qui aiderait le monde à aller mieux.

De l'autre main, il dégoupilla. Son cœur battait si fort qu'il pouvait l'entendre dans ses tympans. Sa gorge était nouée. Ses jambes et ses mains tremblaient. Son souffle était court et son regard attentif. Ses muscles étaient tendus, prêt au combat.
Aujourd'hui, il reprenait sa vie en main.


Il avait attendu suffisamment longtemps, il balança son bras dans l'angle du mur aussi rapidement qu'il put, lâchant la grenade dans la direction du peloton. Les quelques secondes restantes avant l'explosion suffirent tout juste à ce que le projectile atterrisse à peu près au milieu de la troupe, puis à exploser presque au moment de toucher le sol. Avant même qu'ils aient le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer et de se mettre à l'abri.

Il s'engagea immédiatement dans l'avenue, courant en ligne droite le temps que la fumée se dissipe pour parcourir le maximum de distance sans être visible. Il avait déjà parcouru la moitié du chemin, arrivant sur l'autre voie de circulation à présent. Mais quelques mètres plus loin, il entendit un fusil tirer dans son dos. Au même instant, sa jambe droite s'écroula sous son poids et une vague de douleur inouïe parcouru tous son corps, le faisant hurler de douleur. Il se retourna sur le dos, pour voir d'où venait le tir. C'était un soldat qui était resté près du char et n'avait pas été soufflé par l'explosion. Le char venait de terminer de pointer son canon dans sa direction.
Il y eu un instant de flottement. Comme ce moment des "dernières pensées" de quelqu'un avant sa mort, que l'on décrit tant. Il ne revît pas sa vie en accélérer. Il ne repensa pas à son frère, ni à sa mère.
Non, ses dernières pensées, elles furent pour Elle.

Florinda.

Pour elle non plus, il n'avait pas été d'une grande aide. Il était persuadé de ne pas avoir su lui apporter ce dont elle avait vraiment besoin et que resté avec lui plus longtemps dans ce purgatoire démentiel ne serait pas un salut. Elle avait besoin d'un salut. Il aurait voulu la garder près de lui. Pouvoir veiller sur elle. Sur son bonheur, ce concept qui lui était si étranger. Mais il avait cru avoir quelque chose encore à faire ici. Des gens à sauver. Il pensait être plus capable de faire le bonheur des autres ici, que de la suivre sans savoir ce qu'il adviendrait d'eux. Et de ceux qu'ils laissaient derrière lui.

Avait-elle survécu, ou cet étrange portail l'avait-il déchiqueté ? Cette pensée lui donna la nausée. Ou peut-être était-ce l'atroce douleur. Il aurait tant voulu la revoir. Pouvoir l'étreindre comme il ne s'était jamais permis de le faire. Parmi tous ceux qu'il avait vraiment connu, il ne restait qu'elle. Si elle avait survécu.
Il sentit le canon prêt à tirer et malgré qu'il n'est pas vraiment peur de sa propre mort, il ne put s'empêcher de fermer les yeux face à elle, tant elle revêtait une forme impressionnante.


Une brise poussiéreuse passa dans l'air, accompagné d'un silence cérémonial. Puis le vacarme de l'explosion, la chaleur du feu sur son visage. Mais il percevait toujours des sensations...
Il ouvrit un œil. Puis deux. Et il crut un instant être réellement mort.

Une forme presque ovale, de plus de deux mètres de hauteur, composé d'une lumière blanche pure était apparue entre lui et ses assaillants. Des traits de lumières, comme des filaments piqués d'étoiles scintillantes, s'échappaient de la surface centrale et ondulaient lentement tout autour. C'était un spectacle magnifique. On ne pouvait que contempler, bouche bée, une telle apparition quasi angélique.

Était-ce le destin ? Un dieu quelconque pris de pitié pour lui ? Un pur hasard, ou n'importe qu'elle autre raison aléatoire ? Peu lui importait. Il venait de trouver une troisième option. Un véritable salut.

Il se hissa en prenant appui sur son arme et fît maladroitement les quelques pas qui le séparait de la faille lumineuse.

Il ne savait pas ce qui l'attendait de l'autre côté. Une délivrance la mort ? Des horreurs bien pires que ce monde ? Une autre dimension ? D'autres races ? Une autre époque ?
Un monde meilleur ?

Il ne savait au final qu'une chose.

Une chose qui réveilla ce qu'il avait enfouie plus profondément que ses rêves, que ses espoirs ou que les convictions qui avaient guidé toute sa vie.

Plus profondément encore que les souvenirs de sa famille.
Un sentiment pour quelqu'un de très spécial qu'il n'aurait jamais dû laisser partir.

Une plaie ouverte qu'il n'avait su colmater jusqu'à aujourd'hui, à cause de ses erreurs qu'ils voulaient corriger.

Quelque chose qui lui fît faire un pas en avant en s'accrochant à cette pensée et en retenant son souffle :



Peu importait ce qu'il y avait de l'autre côté, Florinda y était !






Kira

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Bestial

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Jeu 20 Nov - 7:33
Bonjour petit chat <3 Déjà, bIENVENUE <333333333 (on recommence à avoir des bébés ici, je suis joie oh mon dieu vENEZ ON A DES GATEAUX eT DES BONBONS)
Pour ce qui est du recopiage de la fiche de prédéfini, je suis désolée petit chat mais ce n'est pas possible et je vais t'expliquer pourquoi <3

En fait les fiches pour les prédéfinis ne sont pas ici en libre-service. Aussi proche que tu sois de Florida dans la vraie vie, il n'est pas possible de prendre le texte et juste le recopier pour la simple raison qu'on ne sait pas si tu as compris ou non ce personnage. Je veux dire, ça serait super simple si on prenait des persos comme ça, genre "je copie coller le caractere comme ça pas besoin de me soucier si je suis ok avec le perso"
Voilà <3 Je suis desolée mais je ne peux pas te valider si tu laisses ça ici. <3 MAiS J'AI HATE DE LE LIRE PARCE QUE NEILUS ME DONNE ENVIE DE LIRE. ET IL A L'AIR TELLEMENT BOHEME JE JE *chialle*


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Humain

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Jeu 20 Nov - 17:10
Voilà Voilà !
J'ai modifier ça, désolé, à cause d'un autre prédef. , j'avais cru comprendre que l'on pouvait >~<

Sinon, j'espère que ça plairas, j'hésitait entre plusieurs manière d'aborder la description psychologique et j'espère ne pas avoir fait du hors sujet.
Mais je trouve toujours difficile, sans tomber dans la description bête et simpliste d'énumération des caractéristiques, de séparer description psychologique/physique et histoire.

J'ai déjà la première partie de l'histoire de prête, j'attend la validation et j'attaque la fin pour vous poster ça ^w^.

Je vais essayer de te faire Feelz comme avec Anémone Mogar-san ! ;P ♥
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Bestial

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Jeu 20 Nov - 21:17
je sais plus si le créateur du prédef est censé passer dès le checkpoint ou pas mais je fait confiance à flo pour aller te tirer les oreilles si t'as le moindre truc faux ok
VA FINIR TON HISTOIRE
NOW

oh wait mogar avait pas fait la petite phrase de bienvenue hang on

bienvenue sur pulsar neilus !


va court vole écrire ton histoire I love you I love you



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Humain

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Mer 26 Nov - 12:20
"Voiiilllààà... C'est finit...." (Cool

ENFIN ! *w*
En tous cas. Bonne lecture à toute et à tous. J'espère que vous apprécierez.

Je vous n'aime fort, et merci pour ce 3ème accueil chaleureux xD. Je m'en lasserais jamais *w*.

Kiss. ♥
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Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Mer 26 Nov - 14:26

(Ma tête en ce moment, à peu de choses près.)
The feelz overflow.

Anyway, je ne sais pas si je dois passer ici now ? Dans le doute, je le fais quand même. Juste pour dire que je n'ai rien à dire / ajouter, que tu t'es approprié le personnage, et que je suis émue. Vraiment. C'est comme si on me restituait une partie de moi-même. (Et ça va très certainement me pousser à rp plus assidûment. J'ai tellement mille potentielles scènes en tête. Can't wait.)
Bon, je t'ai globalement dit ce que j'en pensais plus tôt. Alors je me contente de t'envoyer de l'amour. Par vagues titanesques. ♥

Merci de nourrir mon inspiration fangirlisante.
Peace ~


I THOUGHT THE COLORS WOULD COME BACK
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Bestial

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Jeu 27 Nov - 14:42
J'AI UNE OBJECTION les portails vers pulsar sont roses et non blancs il va falloir que tu recommences ta présa désolée je peux pas te valider après une erreur aussi indignante

neilus


te voilà arrivé sur pulsar ! le roi donc te remet ton registre à étoiles en signe de bienvenue et te souhaite une étincelante existence parmi les astres.
Bonne chance, et surtout, brille.

Humain, ton Portail t'a déposé à CASSIOPEÏA. Tu peux choisir d'y faire ton premier RP, ou simplement de garder ce fait comme une information !
Pas de chance, ton Portail t'a joué un mauvais tour. Tu es ACHROMATE pour tes deux premiers posts rp !

n'oublie pas de recenser ton avatar !


sérieux flo et neil sont trop chou ok je les ship à fond
go find each other again
now



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Humain

Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   Jeu 27 Nov - 16:24
Merciiii ! *w* ♥
Je vous n'aimes tellement ! Ca déborde trop d'amour ici ! sunny

Et sinon Sly, bah euh... il a des reflets roses ! HAHA !!!!!! Razz Twisted Evil Cool

Et t'en fait pas, on as plein de petites choses prévus dans nos sacs pour notre Flo x Neil ... Et vu les caractères, vous vous doutez que ça va pas être simple simple ! XD clown
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Sujet: Re: When the despair condemns a life of hope   

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