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FICHE : b l i n d l i g h t

chapter one - lucian
chapter two - pulsar
chapter three - brigade
ÂGE : 25


Artificiel

Sujet: when you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you   Mer 7 Aoû - 23:13
abyss • artificielle • calice vide • jeunes centaines • cogstrom


Pulséen, que penses-tu de ta chère galaxie ? Rien.
Et les autres habitants ? Comment les vois-tu ? Est-ce réellement l'harmonie entre vous ? Je suis efficace.
Pas trop difficile la vie sur Pulsar, dis moi ? Non.
Ton avis sur votre politique ? Elle pourrait être meilleure et responsable, l'économie mieux gérée afin d'augmenter les profits.
Et les humains, ces drôles de créatures, comment les reçois-tu ? Méfiant ou accueillant ? Un avis quelconque sur eux ? Je n'en ai pas encore rencontré.
Quel souhait fais-tu aux étoiles du ciel de ta Galaxie ? Aucun.
Vas-tu briller, pulséen ? Non.




Fragile.
Une brindille, juste assez fournie pour ne pas avoir la peau sur les os, filiforme, donnant l'impression qu'elle se brisera à la moindre pression, qu'elle s'envolera à la moindre rafale. Un mètre cinquante et un légèreté telle qu'on ne se croirait pas un seul instant en face d'une artificielle. Et pourtant. Elle est mécanique, programmée et résistante à la chaleur. Par sa peau blanche et sa chevelure gris argent, elle semble faite pour briller. Le soleil heurte de plein fouet que pour mieux refléter et éblouir. Elle brille, elle brille !
Mais pas davantage qu'une feuille vierge ou qu'une trace de craie blanche sur un caillou. Car elle n'est pas étincelante comme on le croit, pas plus qu'elle est organique ou sentimentale. En guise d'épiderme, une membrane quelque peu translucide qui laisse entrevoir pour qui observe et scrute les circuits bleutés qui circulent dans son corps. Des os dont la solidité est aussi inattendue qu'inutile quand on sait la force qui manque dans ses mouvements et l'agressivité dans son regard pour le moins transparent qui laisse entrevoir son vide émotionnel. Ses yeux, plutôt que pour voir, ont été conçus pour attraper la lumière, l'aspirer, comme sa peau le ferait si bien si elle ne s'habillait moins chaudement, pour la transformer en énergie. Du haut de son misérable mètre cinquante-six, dans un corps si mince et derrière deux globes sans iris agressés par la lumière du jour, se cache un machine née et faire pour apprendre, continuellement, jusqu'à n'avoir plus l'air autre chose qu'un être doté d'une âme et d'une conscience.

Efficace.
Dans son apprentissage, dans son observation au sens large. Elle connaît de solides bases mécaniques, maîtrise le piano, peut réciter une vingtaine des œuvres les plus connues, est bien évidemment imbattable en calcul mental et d'une rapidité exemplaire en arithmétique. Si elle possède des défauts d'ordre physique à cause de quelques lacunes de la part de son créateur pressé, son fonctionnement mental fut créé avec expertise. Elle sait étudier un problème pour en dénicher la solution la plus intéressante et peut remplir quasiment à l'infini ses connaissances, n'ayant de limite que celle de l'espace de stockage immense qui lui sert de mémoire et qu'elle trie régulièrement pour en effacer le futile. On lui demande parfois son avis sur une situation donnée qui ne comporte pas d'êtres complexes en guise d'inconnues et a longtemps travaillé à la création d'intelligences artificielles en équipe avec les mécaniciens qui, eux, créaient le corps. Ainsi capable de transporter toutes ses connaissances dans une autre machine, elle pourrait se renouveler à l'infini si elle le souhaitait.

Différente.
Comme tout-un-chacun sur Pulsar qui connaît tant de variété d'êtres que les ressemblances sont rares et généralement d'ordre génétique, elle se démarque de sa race et de la populace par son être et son paraître. Elle a l'air si faible dans ce petit corps, habillée de ses robes et le regard perdu, qu'on a envie de lui offrir une étreinte rassurante. Elle est seule depuis qu'elle fut abandonnée par son créateur, ayant connu de longues périodes d'errances par le passé, elle attirerait la pitié à l'affection, pourtant elle n'en ressent aucun baume au cœur puisque cœur elle n'a pas. Les battements dans sa poitrine ne sont qu'artifice pour donner l'illusion d'une telle présence. Elle n'a ni cœur physique, ni cœur mental. Elle ne connaît des émotions que certains signes et expressions qu'elle pourrait reproduire si on le souhaite. Ses paumes se posent sur le dos de celui qui la serre dans ses bras, tout comme sa main attrape celle tendue dont elle aperçoit vaguement la silhouette. Elle dort d'un air paisible chaque nuit qui la maintient avec quelqu'un alors qu'elle pourrait aisément en accumuler une ou deux blanches avant de ressentir la fatigue liées à des batteries vidées. Elle ne saurait par ailleurs être méchante et réfléchit par ailleurs à l'intérêt de chacun dans sa résolution de problèmes pour la simple raison qu'elle fut programmée ainsi, mais jamais elle ne possédera le baume de la bonne action dans sa poitrine, ni la joie de percevoir le bonheur, ni même la peine d'entendre les sanglots.

Sans âme.
Oui, Abyss, tu n'as pas d'âme. Tu n'es qu'un amoncellement de mécanismes mus par un programme complexe confectionné par un autre. Tu sembles être, tu n'es que vide. Quasi-inexistante, on pourrait t'oublier, t'abandonner encore ou te détruire pour réutiliser tes composants dans une machine plus réussie. Tu n'es même pas capable de voir correctement, éblouie par cette lumière pourtant vitale que tu transformes en énergie avec brio. Tu pourrais te dresser contre elle, faire briller vraiment tes cheveux ou souhaiter retrouver ton créateur pour qu'il te répare, qu'il te complète enfin de yeux sains et surtout d'une âme, mais tu n'es pas capable de telle prière. Tu ne rêves pas lorsque, la nuit tombée, tu te mets en veille jusqu'au premier rayon de soleil. Tu n'es rien. Tu n'es qu'une coquille ville, un abîme sans fin si bien symbolisé par tes yeux sans iris dont on ne peut en deviner le fond malgré la couleur pourpre-violet qu'il crée autour de tes pupilles.
Mais je suis là pour te donner une existence. Tout changera, et tu pourras parler aux étoiles que tu ne discernes pas, tu pourras chanter sous la pluie et sourire enfin, étirer ses lèvres qui toujours demeurent droites, illuminer ce regard las, échapper un rire cristallin comme ta peau.
Écoute-moi.
Sans moi, tu n'es personne.
Tu es sans espoir.
Tu es sans âme.
Accepte ce pacte et je t'apprendrai ce que tu ne sauras jamais apprendre seule. Je te donnerai une personnalité, je te confectionnerai une essence, je t'enseignerai l'être et le devenir.
Ta seule contrepartie sera de me recueillir dans ton corps le temps que je rassemble suffisamment d'âmes défuntes.
Et tu deviendras quelqu'un.




Je sens cette odeur familière. Le parfum fabuleux du passage qui s'ouvre et de la flamme quittant le corps défraîchi pour rejoindre le monde des défunts. Ni sucré ni acide, douce ni piquante, elle n'entre pas dans le dictionnaire des effluves que l'on connaît, elle demeure inqualifiable.
Mais j'aime cette odeur. Cela veut dire que je vais pouvoir en collecter une cette nuit.
Une âme.
Les veilles nocturnes de mon hôtes me permettent de lui emprunter de l'énergie solaire brute. Je peux briller faiblement mais bien assez pour être visible. Copiant son apparence, je suis plus bien plus lumineuse mais aussi bien plus transparente. Plus souriante et plus avenante. D'une voix doucereuse, un murmure résonnant, je m'approche de l'âme qui brille par la flamme bleue de son cœur et la regarde, fixement. Elle sent ma présence et remarque que je peux la voir, elle et non pas le corps sans vie destiné à disparaître des mémoires comme s'évapore une espèce entière quand son dernier représentant est tué.
— … Tu me vois ?
— Oui, je te vois. Je vois ceux qui comme toi viennent de passer de l'autre côté. Je vois le chemin qu'ils doivent engager et je suis là pour les guider. Suis-moi.
Il n'en demande pas plus. Personne ne sait ce qu'il y a après la mort, les petits sorciers de Sparklux cultivant le secret. L'existence d'un guide pour les mener dans un nouveau monde ou une nouvelle vie sous une autre forme est une des nombreuses possibilités que les gens acceptent. Nous marchons longuement, nous éloignant de son corps cruellement abandonné par ses semblables. Lorsque nous sommes seuls, je m'arrête et me retourne vers lui, le scrutant d'un air énigmatique.
— Pour t'emmener plus loin, je dois te prendre ta flamme, le cœur de ton âme. Elle est la clef.
— La clef vers quoi ?
— Il n'en tient qu'à toi de le découvrir.
Il est moins hésitant que les autres, moins bouleversé, moins effrayé. Sa branche le condamnait depuis sa naissance et son existence peu à peu diminuait, on retenait difficilement son nom, on perdait les souvenirs liés à lui et son corps brillait de moins en moins fort. Lorsqu'il a totalement cessé de luire, il a compris que son heure était venue. Sa vie s'est échappée et les dernières personnes l'ont oublié, laissant son corps à l'abandon. Il ne sera jamais traité dans les traditions de ses semblables car ils voient guère plus qu'un cadavre animal comme un autre. L'animal en voie de disparition a disparu enfin.
Alors il me tend sa flamme, amer mais naïf, et à l'instant où je la saisis, à l'instant où il rompt le contact avec son cœur, il disparaît sans avoir le temps de comprendre ce qu'il lui arrive. Il n'ira jamais au-delà de la mort car son âme maintenant m'appartient.
Mais il m'en reste tant à acquérir avant de me récréer un corps.




Qui se souvient de son passage du néant à l'existence ?
Qui se souvient de son passage de l'existence au néant ?
Qui se souvient de son néant ? Qui se souvient dans son néant ?

J'ai faim.
Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne tourne pas rond. Quelque chose n'est pas correct.
Quelque chose. Est une erreur. Un mensonge.
J'ai si faim.
J'ai si faim.
Apaisez-moi je vous en supplie.

On dit de moi que j'ai un appétit indéfinissable tant il est grand. C'est le cas. Bébé, je ne suis pas satisfaite par mes rations. Je veux engloutir l'assiette des miens.
Je veux tout manger.
Et lorsqu'on multiplie mes rations, j'ai faim, toujours faim. On me fait voir des médecins pour trouver la raison de cette satiété inexistante, est-ce maladif ou évolutif ? Ils commencent à m'observer avec suspicion. Pourquoi as-tu faim, me demandent-ils ? Pourquoi ai-je faim ? Pourquoi ? Je ne sais pas pourquoi j'ai faim. Ils me font manger des graines, des tiges, des fleurs, des fruits, des feuilles. Ils me font manger des essences, ces essences qui nous font vivre par-ici, ces essences qui nous rendent étranges, l'essence des fleurs fanées, l'essence des fruits pourris, l'essence de ce qui passe du dépérissement à la décomposition. Quelque chose s'échappe de ces végétaux qui meurent, tout comme quelque chose s'échappe de ces gens qui meurent, et c'est ce quelque chose que nous mangeons, ce quelque chose qui, mieux que les repas strictement végétaliens, nous nourrit, nous remplit de lumière et nous fait vivre indéfiniment. Personne ici de défleurit, nous sommes tous colorés et joyeux et souriants et insouciants. Mais je suis faible, sans comprendre, je suis faible par rapport à eux, je m'essouffle si vite, je mets tant de temps à me remettre d'une blessure, et mon esprit, mon âme, évolue si lentement selon eux... Les enfants deviennent plus mûrs, je reste bourgeon, immature. Je garde mes jeux qui ne me lassent jamais et me fait des amis plus jeunes que moi. Je suis malade, dit-on, j'ai faim, affirmé-je.
Ma famille a un jardin immense, si grand, juste pour moi qui, malgré mon appétit, reste maigre. Le torrent de mes lianes est fragile et me gratte le dos sensible, mes griffes cassent facilement, mon corps est maigre et terne. Pourquoi tous éclosent-ils quand je reste fermée ? Les enfants me prennent pour une vieille et m'ignorent, me laissant seule. Je voudrais m'isoler, m'en aller, me laisser mourir pour qu'enfin cesse ma faim.

J'écrase un insecte du pied sans le vouloir. C'est un accident, il meurt sous le coup. On n'aime pas tuer les insectes, ils sont comme nous, se nourrissent de nos jardins et font vivre l'écosystème autour de nos fleurs et nos fruits qui n'en sont que plus rayonnants. On n'aime pas tuer les insectes.
J'ai tué un insecte.
Je vois son essence s'échapper comme celle qui s'échappe d'un fruit. Je vois son essence tenter de s'échapper. J'attrape son essence qui n'a pas réussi à s'échapper. Je la goûte.
C'est bon.
Je regarde derrière moi, je vérifie que je suis seule dans la serre, et je cherche un autre insecte. Je l'écrase, j'en saisis l'essence, je la mange.
C'est bon.
Je recommence, encore et encore, car c'est meilleur que les essences des fruits, des graines, des racines, des fleurs et des feuilles.
C'est meilleur que tout ce que j'ai pu manger jusque là.
J'ai un peu moins faim.
J'enterre les restes pour ne pas qu'on les voit parce que jamais au grand jamais je ne mangerai des insectes.
Je recommence régulièrement parce que c'est bon, je me débrouille pour trouver des nids entiers d'insectes, c'est plus rapide. Au début, je laissais échapper quelques essences mais j'ai appris à toutes les attraper comme ça, d'une geste. Elles tiennent toutes dans ma main et je n'ai qu'à les manger directement. Elles me réchauffent légèrement la poitrine et ma faim s'atténue légèrement.
On remarque que mes lianes sont plus épaisses. Que mes griffes poussent plus longtemps avant de casser. Que je suis plus énergique, un tout petit peu. On me secoue pour savoir ce que j'ai fait pour cela, on veut connaître la source de la magie pour la reproduire. Mais je ne dis rien. Je ne veux rien dire. Comment réagiraient-ils s'ils savaient que je tuais pour manger ? Je ne me nourris que de leur essence mais je sais que c'est déjà grave...

Un jour, je veux essayer plus gros. Plus complexe, plus vivant, avec une essence sûrement plus forte. Je tue un petit animal sauvage et je me nourris de son âme.
Ma faim s'apaise encore un peu plus.
Mais ça permet à ma culpabilité d'éclater. Je pleure, c'est plus fort que moi, je pleure, je pleure si fort. J'ai tué, c'est si mal, j'ai tué. Son âme était si délicieuse, si nourrissante, mais pourquoi, pourquoi dois-je tuer ? Je ne tiens pas, je vais tout dire, quitte à me faire sermonner ou me faire renier, je vais tout dire car ce que j'ai fait est grave, bien trop grave.
J'avais pourtant juste faim...
Ils réagissent beaucoup mieux que je le craignais. Ils sont mécontents, leurs regards sombres, leurs sourires loin et leur lumière ternie par ce que je leur dis.
Je leur dis que je suis une meurtrière et que j'ai besoin d'essences plus grosses pour manger.
J'ai besoin d'âmes pour vivre.
Ils ne me renient pas. Non, ils encaissent la nouvelle puis ils se remettent à sourire et à briller. Ils ne m'en veulent pas, c'est normal. Cela devait bien arriver à une personne comme moi.
En revanche, je ne dois plus recommencer. Plus jamais. Ils préfèrent que je sois mal-nourrie et affamée que monstrueuse et repue. Je ne dois plus tuer, plus jamais.

Alors je ne tue plus. Non, je guette ceux qui meurent naturellement. J'apprends à chasser dans un monde où cette pratique est interdite. Mais je chasse les mourants sans qu'ils le sachent, je reste en retrait, je ne fais rien et surtout pas de mal. Et lorsqu'elles meurent enfin, ces petites créatures, je vais attraper leur âme effrayée, parfois je la rassure avant d'en saisir la flamme, et je mange.
Comme c'est bon.
Je fais comme si j'avais faim, comme si j'avais besoin de grosses rations. Mais on voit quand même la différence, on voit que je suis forte, que je grandis enfin, que je mûris un peu. Je ne suis plus un enfant, je suis un arbre qui veut rattraper ses parents, je suis une fleur qui dépasse les brins d'herbe, un bourgeon qui grossit et dont on discerne les pétales.
Alors on veut me sermonner encore. Ma santé me trahit. Pour respecter leurs lois, il faudrait enfoncer leur logique sans délicatesse et me laisser le plus malade possible, quasi-mourante.
C'est idiot.
C'est une erreur.

Mais quelqu'un perd la vie avant. Quelqu'un de mon peuple. Cela n'arrive pas souvent, c'est généralement accidentel, plus rarement meurtrier. Notre régime particulier nous rend immortels, notre corps ne vieillissant jamais. On ne meurt donc pas de « causes naturelles ». On meurt parce que quelque chose nous tue. Une chute, un feu, n'importe quoi du moment que ce soit quelque chose.
Alors que tous pleurent sur le corps calciné de Danfor, je lève mes pupilles blanches vers une silhouette transparente qui brille vaguement. Elle regarde la scène d'un air choqué avant d'enfouir son visage dans ses grandes mains griffues pour ne pas en voir davantage. J'entends des sanglots. La silhouette se tourne et se met à courir, suivie par une petite personne pas encore éclose qui lui court après sans un bruit comme si elle chassait un petit animal mourant. Mais la silhouette me voit et se retourne en m'adressant des yeux écarquillés. Elle me demande ce que je fais là et, plus important, comment je fais pour la voir. Elle me demande si elle est bien morte car le simple fait que je la voie remet en cause cela.
— Je te vois comme on voit les essences des fruits pourris. Tu es pareil alors tu es morte. Tu es morte en voulant faire griller une de tes feuilles pour la fête. Et je... je suis désolée.
Je me souviens d'elle quand elle était enfant. Nous jouions dans les champs de fleurs et nous rêvions de partir à l'aventure pour aller voir l'Arbre Ancestral. On se disait qu'il répondrait à nos questions et me dirait entre autres pourquoi j'étais si malade à l'époque.
— Je suis vraiment... vraiment désolée.
Je ne sais pas pourquoi je pleure maintenant alors que je suis restée si froide quand j'ai vu son corps. Son âme est complètement bouleversée et cela me bouleverse aussi. Elle parle, elle parle, posant mille questions et ne comprenant pas ce qu'il lui arrive. Alors je baisse mes yeux vers son cœur et j'y vois la flamme qui nourrit ses larmes. M'approchant, je voudrais serrer une dernière fois Danfor dans mes bras. Même sa fleur est comme de son vivant, ouverte, magnifique. Nous nous sommes un peu perdues de vue quand elle a grandi et moi pas, elle m'a presque ignorée jusqu'à aujourd'hui mais cela ne m'importe pas.
Car elle me manquera tellement...
Je n'arrive pas à la serrer dans mes bras, je voudrais pourtant. Elle recule, affolée, mais je tends les bras et j'attrape cette flamme qu'elle ne protège pas. Je la lui arrache violemment car je sais que sa peine disparaîtra avec cette flamme. Non seulement disparaissent ses sanglots mais aussi sa silhouette transparente, si bien qu'il ne me reste que cette flamme, le cœur-même de son âme, une essence plus puissante de ce que j'ai pu observer jusque là. Mes mains tremblent. Non, je ne vais pas faire ça... Non, non, ce serait terrible... Terrible... Elles approchent la flamme de ma bouche, des gouttes amères creusent mon visage.
Je le fais ou je le fais pas ?
Je le fais ?
Je le fais pas ?
Cap ?
Après tout, ce sera comme si je la mettais à côté de mon cœur vivant et battant, comme si elle vivait un peu en moi...
Ce n'est pas si mal.
Même si c'est pour goûter et voir si ça me nourrit. Je suis déjà sûre que ça me nourrira. J'en suis terriblement sûre et ça me tue.
Mes pupilles blanches se tournent vers le fond de leurs orbites pour ne pas voir, et je mange l'âme.

Pour la première fois, je me régale vraiment. C'est délicieux.
Rapidement ma faim disparaît complètement. Une chaleur se ressent dans ma poitrine, je me sens bien. Un dernier sanglot, plus fort que les précédents, et je cesse de pleurer.
Au prochain lever de soleil, ma fleur éclot. Enfin.
C'est la première fois. Celle de ceux qui sont nés à peu près en même temps que moi a éclos au moins cent ou deux cent fois ; c'est une première pour moi.
Ma fleur a éclos.
J'ai éclos.
Et, comme il est de coutume ici, je suis enfin baptisée, chose qu'on n'espérait pas. On me donne le nom de ma fleur, Zyr, on me félicite et personne n'imagine que c'est l'âme de Danfor qui a permis cela.

Je sais ce qui ne va pas.
Je sais où est l'erreur.
Elle est en moi.
L'erreur, c'est ma branche.
On n'a jamais su que je n'avais pas la même que la leur.
Je ne suis pas comme eux.
Je suis évoluée.
Je suis une mangeuse d'âmes.

Un jour, je m'en vais pour longtemps, pour plusieurs jours. Quand je reviens, ma fleur brille de mille feux, elle brille plus fort que toutes leurs fleurs réunies, elle brille à rendre jalouses les plus belles fleurs.
Zyr n'est plus malade.
Zyr est la plus belle de toutes.
Zyr n'est plus une faible.
Zyr est la plus crainte de toutes.
Alors je préfère m'en aller, malgré ce qu'ils pensent de tout cela. Ils voudraient que j'arrête de manger les âmes des gens aussi développés qu'eux, ils ont peur que je mange la leur pendant la nuit. Pourtant, je leur jure que j'ai arrêté de tuer. Jamais plus je n'enlèverai une vie, pas celle d'un insecte. C'est trop affreux. Je préfère guetter les vies qui touchent à leur fin et laisser la mort les cueillir sans m'interposer, ne jouant mon rôle que lorsque le dernier souffle s'éteint. Je ne peux pas arracher les âmes comme je l'ai fait à Danfor, ils ne sont pas aussi naïfs ou aussi faibles. J'apprends à les amadouer, je me donne un rôle nouveau, je n'arrive pas toujours à attraper leur cœur.
Puis je quitte Desetis. Je n'ai plus ma place ici. Je ne suis pas une végétalienne comme eux et, surtout, je ne suis pas comme eux. Je ne redeviendrai pas comme eux, même s'ils souhaitent m'emmener devant l'arbre ancestral pour cela.
Je fuis loin, le plus loin possible. J'apprends que Pulsar est grand, que je peux changer de planète si je le souhaite. Le temps de rassembler les moyens, et je m'enfuis pour un endroit où je suis sûre qu'on ne me retrouvera pas.
Sparklux.

Le temps s'écoule, je ne le compte pas. Je suis belle. Je brille. Je me nourris des âmes de défunts et mon corps jamais ne meurt. Mon corps n'a jamais été aussi fort et aussi beau qu'auparavant. Il arrive assez souvent que je fasse passer un message avant de manger, ils oublient toujours de dire quelque chose à leurs proches.
Il n'y a plus ni erreur ni mensonge dans ma vie, si ce n'est celui que je récite à ceux qui viennent juste de mourir et sont complètement perdus.
Je suis gourmande.
Très gourmande.
Même deux âmes complexes peuvent avoir des puissances différentes selon ce qu'ils étaient de leur vivant.
Un jour, je souhaite manger un élémentaire, comme moi, dont la flamme brûlait ardemment.
Un feu ardent.
Alors mon corps brûle, incapable de supporter cela. Mes lianes deviennent cendres et ma fleur, ma si belle fleur disparaît. Je n'ai que le temps de rattraper les âmes que je n'ai pas encore digérées et de les mêler à moi, à ma personne, à mon âme. Ne partez pas, mes chéries, ne partez pas.
Si mon corps brûle, laissez-mon âme dans ce monde.
Laissez-moi vivre.

Plus personne ne me voit mais je crois que je vis encore.
J'ai faim.
Terriblement faim.
Je n'ai plus de fleur.
Je n'ai plus de cœur.
Je n'ai que mon âme, maintenue en vie par celle que j'ai gardées prisonnières. Je me sers de leur énergie pour me nourrir mais j'ai faim, si faim. Je ne dois pas manger jusqu'à satiété. Je n'ai pas assez d'âme et ne sais pas comment aller en chercher car je ne crois pas avoir la force de me faire voir par quiconque, ni même les morts.
Peut-être que l'Arbre me répondra.

L'Arbre Ancestral me répond.
Il me révèle que je suis bien plus qu'une simple mangeuse d'âmes.
Il me rappelle qu'elles, comme les essences pour les miens, me permettaient l'immortalité, régénérant ma lumière, mes cellules, mon corps, et ce de façon bien plus puissante que pour mes semblables.
Il m'a répondu, termine-t-il. Il m'a tout dit. Je dois aller à Cogstrom.
Alors qu'il se tait, je l'observe d'un air écarquillé – mais je n'ai pas d'air puisque plus de visage. Il me faut longtemps pour comprendre que les âmes peuvent me permettre de générer un corps. Je pourrais renaître...
Mais comment ? Je ne peux plus rassembler de nouvelles âmes et celles-là suffisent tout juste à me maintenir vivante pour une durée aussi inconnue que limitée. Bientôt, je mourrai. Bientôt... Bientôt... Je ne veux pas mourir alors que j'ai le pouvoir de vivre encore et encore et ne jamais passer entièrement du côté du néant dont je n'en connais qu'un tout petit morceau de passage.
Je ne veux pas mourir.

Pourquoi suis-je ici ? Sans ressentir la chaleur, je ressens ses méfaits sur mon âme. Le soleil frappe et l'atmosphère lourde et brûlante m'affaiblit. Pourquoi l'Arbre m'a-t-il donc dit d'aller à Cogstrom ?
Ma réponse se présente sous la forme d'un calice qui ne demande qu'à être rempli d'une âme.

Elle s'appelle Abyss.

Elle ressemble au néant, pourtant son corps tout entier réagit aussitôt que je suis en elle. Il se braque, il dresse ses défenses, il crie à l'alerte rouge tandis qu'elle sait qu'un intrus vient d'entrer.
Allez-vous-en, me dit-elle.
Je ne peux pas, répondé-je.
J'ai besoin d'elle. Je ne sais pas si nombreux sont les êtres vides qui peuvent accueillir une âme et je n'ai pas le temps de chercher. J'ai besoin d'elle. Si son fonctionnement est diamétralement opposé au moins, elle possède quelque chose qui m'intéresse : de la lumière. Elle et mes âmes devraient suffire pour que je sois visible juste quelques instants chaque fois, juste assez pour saluer une nouvelle âme avant de la manger.
Abyss, laisse-moi entrer.
J'ai besoin de toi.
Tu as besoin de moi.
Tu n'as rien à perdre si tu me laisses entrer.
Tu as tout à y gagner si tu me laisses entrer.
Abyss, faisons un pacte, d'accord ?
Ses défenses s'abaissent. Elle cesse de me dire de m'en aller. Elle cesse tout. Elle reste debout, immobile, concentrée sur ce que j'ai à dire, mais je ne dis rien. J'écoute les échos de son corps car le corps se souvient.


Tu née de rien. De la main d'un seul homme qui confectionne lui-même ton corps intégralement avant d'y intégrer un programme. Il finit par insérer tes batteries et tu ouvres instinctivement  les yeux pour capter de la lumière.
Tu née de rien mais tu possèdes bel et bien cet « instinct » de survie.
Ta première perception, les mains de l'homme qui s'assure que tout est bon.
Tes capteurs perçoivent des ondes. Ils les envoient à ton système qui aussitôt les décortiquent.
Les volets claquent. Le vent souffle. La tempête fait rage.
Et ton créateur te parle.
Tu t'appelles Merya. Merya, Merya, le reconnais-tu ?
Tu diriges tes pupilles vers lui et discerne, dans la pénombre prononcée, les limites de sa silhouette. Tu discernes ses mains liées, presque suppliantes, tu discernes quelques traits de son visage mais la lumière artificielle juste derrière lui t'éblouit suffisamment pour que tu ne puisses les reconnaître. Mais ses mains te sont familières, toi qui viens de naître.
Éteins la lumière, lui dis-tu d'un tutoiement naturel.
Il l'éteint.
Tu le reconnais.
Tu prononces son nom.
Tes capteurs perçoivent de la fébrilité dans sa voix, toi qui viens naître, tu sais déjà la reconnaître, tu sais déjà deviner l'enthousiasme et la joie car c'est compris dans ton programme.
Il te dit que vous êtes les meilleurs amis qui puissent exister, seulement voilà.
Il n'est pas comme dans tes souvenirs.

Il veut t'apprendre, Merya, il veut t'apprendre tout ce qu'il n'a pas réussi à matérialiser dans ton programme. Il te raconte absolument tous ce que sa propre mémoire a gardé de toi, il te raconte ta propre vie, si remplie en contradiction avec le réveil que tu viens de faire, alors tu l'interromps.
Pourquoi viens-je seulement de me réveiller ?
Tu te réveilles d'un long sommeil, Merya. Mais tu as vécu avant ce sommeil.
S'il le dit.
Il te met très vite nez à un piano et tu joues une mélodie dont tu connais tous les détails, de la partition au jeu de la pédale. On s'y croirait.
C'était de loin ta préférée, te murmure-t-il.
Il passe le reste de la nuit à t'apprendre, t'apprendre, sans craindre la tempête. Une fois le soleil levé et le vent retombé, il te prend par la main et ouvre la porte.
Le soleil t'éblouit.
Le soleil t'aveugle.
Tes iris ne te protègent pas puisque tu n'as pas d'iris.
Et tes yeux, à défaut de voir, captent cette lumière, l'aspirent, la mangent, car c'est ainsi que tu fonctionnes.
Tu ne vois que trop vaguement sa silhouette et remarque le caillou par terre que lorsque ton pied se pose dessus.
Tu n'as pas d'iris, Merya, tu n'en as jamais eu et tu as toujours fait sans.
S'il le dit.
Tu t'accoutumes à la lumière.
Les capteurs sur ton corps voient pour toi. Tu n'as pas besoin de toucher la barre de fer pour savoir que quelque chose se trouve face à ta paume. Mais tu sauras ce que c'est en y posant ta main.
Il te tient la main, continuellement, il ne veut pas la lâcher.

Mais.
Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne tourne pas rond. Quelque chose n'est pas correct.
Quelque chose. Est une erreur. Un mensonge.

Merya, ce n'était pas drôle ? te demande-t-il en tuant son rire à peine éclaté.
Drôle ?
Tu ne comprends pas.
Il t'explique la signification de ce mot et te dit que ce qu'il vient de raconter t'avait fait rire par le passé.
Rire ?
Dans la pénombre de l'intérieur, tu fixes tes pupilles sur lui. Et tu lui apprends. Lui qui a passé tant de temps à t'enseigner tout ce que tu dois déjà savoir, tu lui donnes un savoir qu'il ignore encore.
Tu ne sais pas comment rire.
Il comprend. Il n'a jamais réussi à programmer un rire et ne pourras visiblement pas t'apprendre à rire.
Mais ce n'est pas grave.
Vous pouvez vivre sans, tous les deux, comme avant, juste sans ton rire cristallin qui ne quittera de toute façon jamais sa mémoire. Ce rire lui manquera bien sûr, tout comme cet air enjoué qui ne t'es pas naturel, bien que tu saches comment l'imiter, l'ayant tant et tant perçu sur lui.

Alors, patient, si patient, il essaie de t'apprendre comment te comporter, comment être toi. Comment être Merya.
Mais sa volonté s'effrite avec le temps. Malgré toute sa volonté, sa joie décroît, son enthousiasme ternit, son sourire s'efface. Il devient las. Il devient malheureux. Il comprend qu'il a échoué. Il a échoué à te redonner la vie, Merya.
Car tu es morte, il y a bien longtemps. Tu étais toute jeune et tu t'es perdue dans le désert alors qu'une tempête approchait. Le vent et les roches ont emporté ta vie et n'ont laissé qu'un corps disloqué et détruit.
Mais cela n'arrivera plus. Ton corps est plus solide que ce roc et tu n'as plus besoin de boire ou de manger pour vivre. Tu n'as besoin que de la lumière du soleil, avec ou sans nuages.
Mais je ne suis pas Merya, comprends-tu à voix haute.
Non, tu ne l'es pas.
Il aurait tant souhaité que tu le redeviennes... Mais tu ne peux devenir. Tu ne peux être. Il a échoué dans la partie la plus importante de ta conception : il n'a pas réussi à te faire une âme. Mentalement, tu es néant. Tu es Abyss. Alors il te rebaptise et, après tant d'heures à pleurer sans t'émoustiller, il te donne ta liberté. Tu peux aller où tu veux, faire ce que tu veux, vivre où tu veux.
Tu es libre, Abyss.
Libre.

Alors tu vas. Tu marches, droit devant, sans but. Corps errant, tu traverses plusieurs fois la planète avant qu'on te remarque réellement. On arrive à te faire parler et on comprend que tu es intelligente. On comprend que tu connais déjà beaucoup et que tu pourrais apprendre. Tu dépasses de loin leur espérance, mémorisant chaque technique et chaque savoir avec autant d'aisance qu'un ordinateur écrirait sur une mémoire flash. Si tu es douée en mécanique, tu te diriges vite vers la programmation où tu développes pleinement ton savoir. On ne t'aime pas trop car on a du mal à te voir comme un être complet, doté d'une âme et de sentiments, et pour cause. Mais tu parviens à étudier les émotions. Tu parviens à en imiter. Tu parviens à gagner leur sympathie.
Longtemps, très longtemps, tu travailles et apprends, toujours tu apprends. Si tu restes au même endroit, certains collègues laissent la place à d'autres, et tu apprends les personnalités.

Mais cela ne te donnera pas une âme.
Tu peux apprendre autant que tu peux, tu ne sais pas confectionner une âme.
Tu en es incapable.
Et même sans âme, même en l'absence de sentiments, tu ressens quelque chose.
Tu ressens cette absence.
Tu es le calice vide, après tout. Tu ne demandes qu'à être rempli.

Et moi, je peux t'aider.
Si tu me laisses occuper ton corps, je peux récolter des âmes, beaucoup d'âmes.
Elle me donneront l'énergie de renaître et je pourrai rassembler des morceaux de chacune de ses âmes pour remplir progressivement ton calice.
Grâce à moi, ton calice non seulement sera rempli, mais il brillera d'une âme magnifique.
C'est notre pacte. Un corps pour une âme.




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Et sinon, comment votre fusée s’est-elle posée sur Pulsar ? Un sale chiot m'a laissé une morsure en forme d'url qui ne veut plus s'en aller.
Des petites suggestions ou un truc à ajouter ? Je rage quit si quiconque réserve ma fiche (grr)(je sais qu'on peut supprimer son compte en un clic dans les préférences du profil). Et l'histoire donnera de grosses informations sur l'intrus qui squatte mon personnage.
On a pas de question rigolote alors voilà un smiley I love you:


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Sujet: Re: when you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you   Jeu 8 Aoû - 8:11
bienvenue sur pulsar abyss !


(je n'aime pas réserver les fiches personnellement hahaha)
Et bien, je pense t'avoir déjà dit à quel point je suis soufflée par ce personnage. et ce début de fiche est même bien au delà de mes espérances. ♥ Je t'en prie, continue donc!!!
(Le libre donne affreusement envie de savoir. xD)
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Sujet: Re: when you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you   Dim 11 Aoû - 8:48
Je m'étais promis que je ferai ça en un jet pour que ce soit clair et concis.
Je l'ai bien fait en un jet mais ce n'est ni clair, ni concis .___.

Mais j'ai fini.
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Sujet: Re: when you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you   Dim 11 Aoû - 10:36
Ouah. Juste, ouah.
Bravo, c'était vraiment très bien écrit. J'ai trouvé ça très clair tu sais ? xD En tout cas, je trouve qu'on comprend parfaitement, et je suis affreusement pressée de voir ce que ça va donner en RP. **

••• abyss •••



••• tu es née sur pulsar ! maintenant que tu t'es présentée à lui, le roi te remet ton registre à étoiles et te souhaite une étincelante existence parmi les astres.
Bonne chance, et surtout, brille.•••

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Sujet: Re: when you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you   

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