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Artificiel

Sujet: Jewel, welcome to the Star manufactures.   Dim 13 Juil - 12:13

identité

imagine that the life you thought you shared wasn't really there




••• Nom : Orianna
••• Surnom(s) : Jewel
••• Racine : Artificielle
••• Branche : Poupée Mécanique
••• Vieillesse : Très jeune. 50 ans.
••• Planète d'origine : CogStrom

••• Pulséen, que penses-tu de ta chère galaxie ? Aujourd'hui que je commence tout juste à pouvoir l'observer je la trouve belle et si riche. Même si l'exploration n'est clairement pas faite pour moi, je ne peux m'empêcher de vouloir connaître plus de chose. Certain diront que c'est en raison de mon âge et que cette curiosité passera d'elle-même...
••• Et les autres habitants ? Comment les vois-tu ? Est-ce réellement l'harmonie entre vous ? Je n'ai jamais noué de lien avec quiconque hormis mon créateur. Un autre artificiel. Aujourd'hui mes liens avec les autres Pulséens sont purement commercial et je n'ai pas encore trouver de raison qui me pousserait à vouloir avoir un lien avec qui que ce soit.
••• Pas trop difficile la vie sur Pulsar, dis moi ? Si je devais haïr Pulsar, ce ne serait que pour une chose... sa diversité planétaire... celle-là même qui m'empêcha pendant mes plus jeunes années de devenir qui j'aurais dû être... de remplir ma mission. Aujourd'hui... ma routine de joailleuse me convient.
••• Ton avis sur votre politique ? Qu'est-ce que la politique ?
••• Et les humains, ces drôles de créatures, comment les reçois-tu ? Méfiant ou accueillant ? Un avis quelconque sur eux ? Toujours plus de clients... surtout qu'ils semble friands d'ostentatoire... mais ils ont chacun leurs manières de l'apprécier... certains y semble habitués et viennent me voir avec d'extravagante commandes... tandis ce que d'autres semble... perdus. Comme si ils n'avaient jamais pu voir d'aussi prêt tant de pierres briller. Que dire de plus... ah, si ! J'apprécie énormément leurs masse capillaire unique.
••• Quel souhait fais-tu aux étoiles du ciel de ta Galaxie ? Je me penche sur mes créations et leurs souhaitent d'illuminer les cieux et de briller d'une lumière si belle et réconfortante que plus rien ne pourrait jamais faire de peine à qui que ce soit dans la galaxie.
••• Vas-tu briller, pulséen ? J'embraserais le ciel de milliers d'éclats qui feront jalouser les astres.


personnalité

Starlight
I will be chasing a starlight


Qui suis-je ?

Question forte ennuyeuse et inintéressante s'il en est. Êtes-vous sûr de vouloir me connaître ?

Soit... qu'il en soit ainsi.

Depuis mon éveil, il y a de cela près de cinquante révolutions, j'ai toujours eu le sentiment que ma vie était... fade. Du moins fade... pour une artificielle j'entends. Rien dans le lieu où je suis née n'attirait ma curiosité. Rien sur ma planète natale ne me faisait vibrer. Rien dans toute la galaxie ne me faisait briller.

Enfant de l'échec, je suis née pour voir ma mission échouée. J'avais vécu quarante années pour que tous ce pourquoi j'avais été préparée ne finisse en fait par.... un flop. Je n'avais pas réussis à être celle que j'aurais dû être... celle qu'on attendait que je sois. Je n'étais plus rien... aucune chance pour moi de briller un jour... j'étais condamnée à dépérir sans but.

J'ai ainsi errée sur CogStorm, rejetée par mon créateur. Inutile...

Puis j'ai trouvée ma raison de vivre. Et mieux que briller, j'allais faire briller les astres enfouis dans la terre de mon peuple. Redonner un éclat et une forme parfaite à ces précieuses petites étoiles c'était comme créer soit même des big-bangs miniatures.

Mon métier de Joailleur me transcende. J'ai enfin l'impression après quarante-cinq années gâchées, de savoir pourquoi j'ai été faite. Plus que la mission pour laquelle je suis née, plus que ce qu'on avait décidé pour moi, plus que la raison pour laquelle on m'a Abandonné ! J'ai choisi ma voie ! J'ai choisi de devenir qui je voulais !

Je ne suis plus Orianna, une poupée faite de rouages destinées à être utilisée !

Je suis Jewel, tailleuse d'étoiles !


- A VENIR -


histoire

And wherever you are, land on another star


Tic tac.
Tic tac.

Non, ce n'est pas une marque de petits bonbons à seulement deux calories !

C'est les premiers sons qu'enregistra l'appareil me servant d'ouïe... Tels les premiers pleurs d'un nouveau-né, mon corps exprimait ainsi qu'il était prêt. Prêt à vivre l'étrange aventure qu'est la vie.

J'ouvrais mes yeux, ou du moins mes capteurs optiques, sur le monde. Enfin... les bases de données que l'on m'avaient vaguement incorporée pour m'aider à comprendre où je débarquais me tendaient plutôt à affirmer... que ça ressemblait drôlement à un laboratoire creusé à même la roche remplis de bidules et... d'un homme... d'une chose... d'un humanoïde que je n'aurais su décrire.

Tout excité, sans doute grâce à ce qu'il venait d'accomplir, il commença à me tourner autour en m'expliquant rapidement qui j'étais. Ou plutôt ce que j'étais. Nous étions sur la planète natale des Artificiels et mon... "Créateur" faisait partit de ce peuple. Officiellement, je n'étais pas une artificielle... mais juste une autre de ses machines. Une chose qu'il avait créée pour servir ses buts et ses recherches. Si apparition de personnalité il y avait chez moi, c'était une erreur... récurrente apparemment chez ses créations. En effet, il semblerait que ce problème arrive à tout ce qu'il est créé jusque là, mais que les mécanismes de ses appareils ne leurs permettaient pas de réellement se développer et ils n'avaient de toute façon pour la plupart pas les moyens de s'exprimer.
Il m'avoua que tous ceux m'ayant précédé avaient été démantelés. Il semblait que le fait qu'ils aient une conscience, mais qu'elle soit enfermé dans une coquille de métal les est tous rendu fous et incontrôlable.

D'acccord... donc. Pour résumer, ma conscience était née il y a seulement quelques minutes et j'apprenais déjà qu'il y est de forte chance que je devienne folle et que dans un cas comme dans l'autre, j'étais née pour être servile et utilisée. Une bonne entrée en matière dans la "vie" et un avenir plein de promesses diront-nous...

J'allais émettre une remarque désobligeante envers mon créateur sur son obsession pour créer de nouvelles machines tout en sachant qu'elles finiraient de manière atroce. Mais je me retins. Si je commençais déjà à exprimer une forme d'indépendance... peut-être me prendra-t-il pour un nouveau modèle défectueux et ne me donneras t'il même pas la chance de vivre ?!

Il me fît me lever pour pouvoir vérifier que tout fonctionnait bien en faisant quelques tests. Il commençait à voleter de droite à gauche entre différentes machineries, analysant des résultats, me palpant parfois pour vérifier des jointures. Mais ce n'est pas son ballet à donner le mal de mer (Pourquoi avait-je ce genre d'informations dans ma base de données ?!...) qui attiras mon regard... mais mon reflet, dans un long miroir verticale posé juste en face.
Une armature dans un matériau semblable à du bois, malgré qu’il est surement dû être traité contre la chaleur d’après mes connaissances sur les températures élevés de la planète… Je ne pense pas que le fait de prendre feu soit la meilleure manière de m’assurer une vie épanouie. Par-dessus le fameux bois, de fines plaques d’un métal clair qui semblait fort résistant malgré sa légèreté recouvraient l’ensemble hormis aux jointures, permettant une articulation fonctionnelle. Des sillons serpentaient à leurs surfaces, dessinant arabesques et formes géométriques, tout en mettant vraisemblablement la féminité de mon corps mécanique en avant. Une énergie bleutée parcourais mes membres et éclairais mes yeux. Il semblait qu’elle soit aussi à l’origine du vide de dix à vingt centimètres entre mes hanches et mon ventre, le haut de mon corps semblant « voler » au dessus du bas.

Il finit de me calibrer et me fit rasseoir. Il prit place en face de moi et avant même qu’il ne parle je sentis déjà à sa mine grave qu’il s’apprêtait à me révéler quelque chose d’important.

- Prototype ClockWork n°37
, lança t-il comme s’il démarrait une sorte de procédure.

Ca, ça devait être moi. Ce rendait-il compte qu’il s’adressait à une conscience autonome ?! Surement que non.

- Oui ? répondis-je en tentant de moduler mon synthétiseur vocal sur une voix qui me paraissait convenable. J’y retravaillerais plus tard. Je fis surtout attention de ne pas sortir de mon tout jeune rôle d’expérience servile.
- Je vais te poser une suite de questions tests, permettant de t’étalonner et de vérifier que ton intelligence artificielle ne présente aucun défaut susceptible d’altérer mes recherches.

Intelligence artificielle. Quelle ironie. J’avais pleinement conscience du monde qui m’entourais et de Qui j’étais, mais pour le reste de la galaxie, je ne serais ni une Artificielle, ni un être autonome, avec une conscience propre. Juste… une intelligence artificielle. Un outil.

C’est donc ce que je devrais être pour le restant de ma vie… Je devais sans doute me faire à l’idée… Ce ne serait pas si long après tout, n’est ce pas ? Je continuerais à penser pour moi-même et agirait comme on l’attendait de moi.
Jusqu’à atteindre ma mission.

Je me résignais en cet instant à ce qui allait suivre durant les prochaines années et je pensais sincèrement à cette époque, que je n’avais pas d’autres choix. Mais même les machines peuvent commettre des erreurs de calculs.

- Je suis prête !



--------

Tiens, ça fait quarante cycles que j’ai été conçu aujourd’hui…

Mais ce n’est pas ce qui me rappellera le plus cette journée. Ce jour, cet instant précis, ce micro-cycle… c’était celui de l’accomplissement de ma vie. Une vie d’obéissance aveugle en surface et d’intense développement intellectuel à l’intérieur. Mais plus que tous le reste, je n’avais pas eu à chercher le but de mon existence comme tant d’autres d’êtres intelligents peuplant cette galaxie… on l’avait choisit pour moi et on m’avait même conçu dans ce but… et après tous ce temps, je crois que ça m’allais ainsi.
Après tous… mon but était noble et aiderait sans doute la galaxie toute entière, même si je n’avais fais que le subir toute ma vie.

Résoudre l’une des plus grandes énigmes de l’ensemble de Pulsar : comment créer un système de temps fonctionnel à travers toute la galaxie et sa diversité insolentes de planètes ?

La réponse à cette question, selon mon créateur, résidait dans les mécanismes complexes de mon corps et dans les rouages tout aussi complexes de mon esprit. Et permettrais d’unir Pulsar comme jamais.

Après le temps des tests suivant ma « naissance », nous sommes donc partis pour les étoiles, passant de planètes en planètes pour en mesurer les moindres données sur leurs rotations, leurs cycles temporels propres, etc…  tous cela s’enregistrant précieusement en moi. Jusqu’à aujourd’hui, les derniers relevés. Les dernières mesures. Les derniers calculs. Les derniers réglages. Et enfin, LA réponse.

L’unité de mesure du temps de Pulsar. L’unique.


Mais tous ne se passa pas comme prévu…


- Voilà les dernières entrées Orianna, lance la procédure habituelle puis test le processus d’unification des rotations planétaires.

Il avait commencé à m’appeler ainsi après plusieurs années. Je n’ai jamais su si c’était par un souci de confort, mon identifiant étant plutôt long. Si c’était un nom qui avait une quelconque signification  à ses yeux. Ou si le fait qu’il m’offre un nom signifiait qu’il me reconnaissait en tant qu’être à part entière… j’espérais secrètement que ce soit cette dernière option.

Je lançai le protocole, sentant les mécanismes en moi tourner comme jamais. Mais plus que cette impression déplaisante, c’est la pression dans mon esprit qui fût la pire. Les calculs que demandait cette opération occupaient tout mon être. Tellement. Tellement que mon esprit s’en trouvais presque déposséder de son espace, reclus au fond de ma pensée, se protégeant de la tempête de chiffres dans un coin de ma tête. Mais j’avais attendu cet instant toute ma vie ! Ce n’était pas grand-chose, non ?

Les minutes parurent si longues. Et d’un coup, tous s’arrêta.
Mon esprit reprenant peu à peu conscience tenta de chercher la réponse obtenu parmi tous les chiffres qui tournait encore dans mon crâne.

- Alors ?! me demanda t-il excité comme le jour de ma création.

Alors…

Mon esprit continuait à balayer tous le processus qui s’était déroulé et qui commençait à se stabiliser… mais rien ne ressortait. Aucune formule, aucune réponse. Je commençai à paniquer… il me fallait cette réponse. Ca ne pouvait pas ne pas avoir marché, j’avais été conçu pour ce but ! Nous avions travaillé si dur depuis tous ce temps pour arriver à cet instant !

- Il semble qu’il y est eu un problème dans les calculs, tentais-je de répondre à demis mots.

L’annonce le refroidit instantanément et d’excitation il passa à… autre chose.

- Alors relance la procédure ! dit-il précipitamment.

Je m’exécutai, me préparant à la douleur, concept qui devrait m’être étranger pourtant…

- Toujours rien…

- Encore !


Je sentais à sa voix qu’il perdait patience… Nouveaux calculs, nouvelles douleurs… Nouvel échec. J’hochais la tête négativement.

- Nous devrions peut-être revoir le protocole ?...

- ENCORE ! ENCORE ! ENCORE !
hurla t-il en m’attrapant par les épaules et en commençant à me secouer violemment.

- Arrêtez professeur, vous perdez les pédales, reprenez-vous.

- Ne me donne pas d’ordres !!


A ces mots il me jeta à terre, au milieu des outils et des machines, ma chute en envoyant valser plusieurs.

- Je savais que tu serais défectueuse ! Comme toutes les autres ! La série Orianna est un échec ! Ça l’a toujours été !

Ces mots me transpercèrent. Je sentais tous mes rouages se gripper. Après tellement de cycles, je l’avais presque oublié… mais j’étais née pour échouée. Et cela se révélait au grand jour en cet instant.

Mais ce qui me détruisit, c’est d’enfin comprendre la signification qu’Orianna avait pour lui. Ce nom symbolisait l’échec. La seule chose que l’on ne m’avait jamais offerte me désignait comme une ratée…

Mais je n’avais pas choisit cette vie moi. On me l’avait imposé… et je pensais être plus heureuse en tentant de m’y adapter. N’était-il pas plus simple de laisser les autres décider à sa place ?
Mais… je n’avais jamais vraiment décidé par moi-même.

La remise en questions de mon existence attendrait, car je voyais mon créateur approcher, une expression mélangeant désespoir et haine était figée sur son visage. Horrifiée par ses traits déformés comme jamais je ne les avais vus, je ne vis pas tous de suite ce qu’il tenait dans sa main tremblante. Un électrochoc.

- Ce doit être un coup du destin si aucune de vous n’arrive à avoir une quelconque utilité au final. Mais après tous, tu n’es qu’une machine docile. Une machine docile défectueuse. Et comme toute les machines défectueuses, il faut te désactiver…

Il termina sa phrase en balançant son bras vers moi. D’un instinct que je ne pensais pas posséder j’esquivai son coup juste assez pour que son arme frôle mon épaule. Mais déjà il réarmait son bras pour frapper à nouveau.

Cet instant précis. Ce tout petit instant qui me parut s’arrêter dans le temps. Ce moment où je pris la première vraie décision de ma vie. Je ne voulais pas mourir car on avait décidé que j’étais inutile. Tous ces cycles à penser pour moi-même m’avait permis de me développer. Devais-je accepter que l’on détruise tous cela même si je n’avais plus aucun but dans la vie ?

Avant qu’il n’abatte son bras, je saisis une sphère anti-gravité dont on se servait pour transporter des outils et lui balança directement dans l’estomac. L’impact le propulsa dans les airs et il atterrit lui aussi au milieu du chambard de la pièce. Je me relevai difficilement pour lui faire face et quittai définitivement ma condition de machine dénouée de conscience :

- Je n’ai jamais choisis ! Et je n’ai pas échouée ! C’est vous ! Vous êtes un échec ! Vous n’avez jamais réussit à accomplir ce que vous désiriez, mais votre incompétence aura quand même permis de donner naissance à un être qui durera dans le temps ! Et si on ne me connaîtras pas pour avoir unifier Pulsar, je vous promet que je ne resterais pas avec vous pour me morfondre ! Je ne suis plus votre chose, votre outil, votre intelligence artificielle personnelle. Je Suis Une Artificielle ! Et même si je ne brillerais jamais à cause de vous, je ne vous laisserais pas détruire qui je suis ! Car c’est la seule chose que je ne dois qu’à moi-même ! Alors maintenant, « créateur », allez mourir pour m’avoir offert une conscience et m’avoir volé le droit de faire mes choix ! Je vous reprends en ce jour, les pleins pouvoirs sur mon existence ! Adieu !


----------

TIC.................................................................tic.tic.tic.tic....

TAC................................................................tac.tac.tac.tac....

Seule l'immensité de ces terres désolées, désertés, peut encore me répondre.

Dans Pulsar, le Temps prend tellement de formes... même en ces lieux, sur Cogstorm, il a une vie propre.

Explique moi Pulsar... pourquoi suis-je la seule dont le Temps n'a pas voulu ? Ai-je pêchée de vouloir m'approcher trop près de lui ? Est-ce de ma faute ? Puis-je même commettre une faute quand on ne m'a créé que pour obéir et que c'est ce que j'ai fais ? -Enfin... presque-

Pourquoi après... combien cela faisait-il déjà ?... cinquante cycles ? Non ! Un zéro de trop ! Cinq cycles. -Si je ne me fiais pas à mes instruments de mesures, je jurerais que ça en fait plutôt cinq cents- Donc : pourquoi après cinq cycles n'avais-je toujours pas trouvée de réponses ?! Pourquoi les choses avaient-elles tournées ainsi ?! Pourquoi avais-je échouée à accomplir mon but ?

Et surtout... maintenant que j'étais seule, abandonnée et sans lumière au bout du chemin pour guider mes pas vers une quête d'épanouissement de ma personne... qu'allais-je faire ?!

Je ne connaissais personne hormis mon créateur, n'avais de lien avec aucun monde connu, n'avais jamais appris les subtilités des contacts sociaux en dehors de mes données en mémoires et surtout... je ne savais rien faire. Enfin rien qui me semblait utile après avoir passé ma vie dans un rythme simpliste. Je ne m'étais découvert aucune réelle capacités. Je faisais des calculs que surement des milliers de machines sur CogStorm étaient capables de réaliser. Mes doigts aux embouts de métal léger n'avais pas été fait pour le travail manuel sur cette planète littéralement en fusion. Ils ne me servaient qu'à régler les rouages situés dans mon corps. Pouvait-on dire qu'ils étaient...agiles ? Je ne pense pas.

Échouée à accomplir un but que l'on m'avait imposé me condamnait-il à errer sans but pour le reste de mon existence ? Étais-je donc si inutile... ?

Je m'étais revendiquée Artificielle. J'avais quitté la sécurité du monde qui me servait de bulle pour me plonger dans l'inconnu, cherchant à rester fidèle à un idéal qui me semblait lumineux au premier abord. Mais point de lumière pour moi. Je n'avais trouvé que les ténèbres froides et insidieuses des paysages craquelés de CogStorm. Je n'avais jamais osé m'approcher des zones habitées, ni ici, ni sur les planètes que j'avais traversées sur le chemin du retour... après mon échec.

Et dans cette immensité sans couleur et sans âme, j'étais condamnées à sombrer dans la pâleur de ceux qui ne peuvent briller, bercée par l'écho persistant de mes pas lancinant et des rouages de mon corps déclinant. Voilà des lustres que je ne m'étais pas arrêtée pour m'occuper de moi-même, laissant la poussière et le sable envahir chaque espace libres, chaque interstice de mon être. Quoi que je puisse dire sur mon créateur, ces mécaniques tournantes relevaient du génie. Mais ronger qu'ils étaient par des cycles d'errance, ils ne pourraient plus jamais servir.

J'aurais bien eu les outils pour minimiser les dégâts, dans la sphère que je me trimbalais depuis le jour où j'avais pris mon indépendance... Je n'avais d'ailleurs pas effacé les quelques traces de sang qui la maculaient et qui aujourd'hui ne pourrait sans doute plus jamais être désincrustés. Son système antigravité lui permettait de flotter sans aucun effort de la part de son propriétaire. C'était le même système qui permettait à mon corps d'être ainsi divisé en deux et les deux systèmes jumeaux fonctionnaient d'ailleurs avec la même énergie.

Découverte intéressante d'ailleurs durant mon exil : en voulant rattraper la sphère qu'y venait de perdre toute l'énergie qui lui restait et s'était mise à rouler en direction d'une immense crevasse, j'en avais pris le contrôle à distance. L'appareil avait absorbé l'énergie provenant de mon corps et avait récupéré toutes ses fonctions. J'avais donc conclue que le fait que cette énergie puisse maintenir deux parties de mon corps séparés signifiait qu'elle était sans doute capable de se déplacer dans l'air à une certaine distance de sa source. Je m'étais donc trouvé un petit passe-temps au milieu de ma marche sans fin : jongler avec ma nouvelle amie, lui faire décrire de grands mouvements et rotations dans les cieux en frôlant les rochers et le sol poussiéreux de cette nature désertique qu'était CogStorm...

La seule belle chose qui m'était jamais arrivée depuis ma naissance en soi... et la seule chose qui m'appartenait...

Elle était si fascinante dans ses mouvements fluide et sa couleur bleutée et... son invisibilité ?? Où était-elle ?! OU ?!

Je me mis à tourner, cherchant à l'horizon mon amie, ma seule amie, la seule chose qui continuait à faire avancer mes jambes rouillées... et je la vis, immobile, à terre, en plein milieu d'une plaine craquelés de toute part, sans doute une coulée de lave, nous étions proches du Foyer Ardent après tout. Je me mis à courir, chose inédite depuis... deux bons cycles je dirais. Le grincement de mes jointures mises à rudes épreuve résonnait dans toute l'immensité morte et vide de ces lieux. Mais seul la vision de mon amie se rapprochant, peu à peu, m'importais. J'y étais, plus que quelques mètres, quelques foulées, quelques grincements et quelques douleurs sourdes... je sentis mon énergie atteindre la sphère au moment où j'entrais dans le champ d'action et l'attira immédiatement dans mes bras pour la serrer tout contre mon cœur mécanique. Et elle craqua... puis le vide... puis le noir.

Et la lumière, d'un coup, mais toujours le vide. Ce n'était pas la sphère qui avait craqué... c'était visiblement le sol. Et là, je tombais dans la crevasse qu'il dissimulait et j'allais être écrasée sous peu au fond de celle-ci. Voyant le fond qui approchait, je fixais la paroi à presque un mètre de moi, tentant de chercher une prise. Tentant le tous pour le tous si proche du sol, je propulsais la sphère tombant à mes côtés dans mon dos, me poussant contre la pierre contre laquelle j'arrivais tant bien que mal à m'accrocher. En toute vitesse, je fis pivoter mon buste et tendit la main vers mon amie qui touchait presque le sol et lança désespérément toute l'énergie que je pu pour la rattraper. La force de mon appel fût tel qu'au lieu de s'arrêter ou de revenir lentement vers moi, elle fût catapultée dans ma direction, me laissant tous juste le temps de m'écarter pour ne pas me fracasser contre la roche ciselée. La boule en métal percuta si violemment la pierre qu'elle détruisit tout un pan du mur et me décrocha de ma prise, mon corps tombant sur une dizaine de mètre pour finir par un magnifique et douloureux plat sur le dos. Je pu ainsi admirer mon amie qui rebondissait dans toute la crevasse circulaire, envoyant des tonnes de gravas en contre-bas... sur moi.

Lorsque je parvins à couper l'énergie, elle avait déjà pratiquement mise à nue toutes les parois sur une quinzaine de mètres de haut. Je m'extirpas des débris et alla cherche mon amie posée non loin. Mais dans l'éclat de son métal cabossé par les chocs, quelques choses capta mon attention. Une étoile. Non ! Des centaines de petites étoiles. Au fond de ce trou ?!

Je me retourna et je cru que mes capteurs avaient été endommagés par la chute. Un ciel étoilé sur les parois de la grotte, constellés de petits points scintillants là où mon amie avait fait son oeuvre. Je restais ainsi captivée durant de longues minutes avant d'oser m'approcher de ce spectacle fabuleux. Je plongeais la main dans l'un des trous créés par les chocs et en sortit une poignée de petit gravas. Ce ne sont pas des étoiles... seulement de la roche.

Et au milieu de ses bouts de rochers ternes, un reflet naquit. Un petit éclat discret, terni par la poussière. Je le pris entre mes doigts et le fis rouler délicatement. La poussière disparue petit à petit, révélant le scintillement de la petite améthyste que je venais de trouver. "Une vraie petite étoile que je peux tenir dans ma main." Piégée de la roche et de la poussière elle ne pouvait pas briller aux yeux du monde et de ceux de ses sœurs des cieux. Elle était comme moi... Incapable de révéler sa destinée, prisonnière de sa coquille vulnérable que de l'extérieur. Condamnée à attendre qu'on vienne la chercher et la guider vers la lumière, pour qu'elle brille, brille... brille.

Presque hypnotisée par l'éclat de ses étoiles... mes étoiles... j'en récupéra quelques-unes. Rubis, émeraudes, saphir, topaze... et mon améthyste. Ma petite améthyste.

Et je restais là, à fixer les parois étincelantes sans pouvoir me résigner à sortir de cette tombe. Il y avait bien un tunnel, mais je n'arrivais pas à me décider à l'emprunter. Pourquoi sortir ? J'étais si bien ici... ces joyaux reflétant la lumière de l'énergie qui me maintenait en vie et la personnalisait avec leur couleur propre. Rien ne m'attendait dehors, n'est-ce pas ?!

Je restais là, pendant des jours.

Je restais là et Pulsar n'existait plus que sous mon ciel étoilé.

Je restais là et le temps s'arrêta enfin pour moi. Chaque micro-cycle passant éloignant de plus en plus la notion de temps de mon esprit. La remplaçant par la lumière. La brillance de mes petites étoiles.

Je n'avais jamais pu briller, mais j'avais pu faire briller ces petites choses. Il me semblait qu'elles brilleraient plus que je n'aurais jamais pu le faire. Mon seul regret aurais peut-être été que personne ne puisse admirer leur beauté...


Au bout de quelques semaines, je m'étais déjà occupée de la plupart des étoiles de la grotte et les avaient rangée dans ma sphère, gardant toujours mon améthyste en main, la faisant rouler entre mes doigts agiles qui ne la laisserait jamais tomber au milieu des tas de roches. Le ciel étoilé c'était bien clairsemé et les sœurs de mes petites protégées commençaient à me manquer. Je zieuta le couloir sombre du tunnel qui sortait de la grotte comme beaucoup de fois depuis que j'étais arrivée... mais aujourd'hui, il n'était pas sombre. Une lampe fluorescente éclairait son entrée, portée par un être humanoïde mais assurément Artificiel.

Je me leva et m'épousseta par réflexe. Tiens, j'avais un petit trou au centre de la poitrine dans le métal plié de mon torse, entre les deux excroissances représentant une forme de féminité. La chute ne m'avait pas loupée. En voulant tâter la blessure du bout des doigts, ma main tenant l'améthyste s'approcha. Elle semblait aussi grande que le trou... je n'aurais plus à m'inquiéter de la perdre si elle était sur moi en permanence... j'appuyais donc, tentant la faire rentrer. Elle était plus grosse que prévu. Un coup de poing sec sur le torse et clac. Me voilà avec une améthyste enchâssait dans la poitrine. Étrangement... je me sentais entière. Plus que l'instant d'avant.

Je me rappela à ce moment-là qu'un artificiel était arrivé. Je leva mon regard dans la direction du tunnel, mais il n'y était plus, il était juste à quelques mètres de moi, me fixant.

"Bonjour artificiel, que fais-tu si profond dans les mines du foyer ardent et quel est ton nom ?! Puis-je faire quelque chose pour vous Artificiel ?" me demanda t-il dans un ton robotique presque caricatural. Ce n'était pas un artificiel lui, c'était une machine... ce que j'avais été presque toute ma vie.

Mais soudain je tilta... mon nom ! Je ne m'étais pas rendu compte depuis tous ce temps, mais je n'avais plus de nom depuis... Étais-ce le moment d'en choisir un ? Avais-je trouver ma réponse, le sens de ma vie ?

Mes doigts effleurèrent ma poitrine et mon améthyste... je souris.

"Je suis Jewel et je taille les étoiles. Amène moi à la surface. J'ai un ciel à faire briller !"


Peu après, Jewel acheta un vieux chariot du même bois que le sien, y installa un atelier de joaillerie et un stand d'exposition et devint créatrice de bijoux itinérante et tailleuse de joyaux.

-La quête de Jewel commence !-




Kira

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••• Et sinon, comment votre fusée s’est-elle posée sur Pulsar ? : Une amie (Florinda S. Volonski pour ne pas la citer ^^) m'a parler du forum où elle venait de s'inscrire =) .
••• Des petites suggestions ou un truc à ajouter ? : Quelques petites infos par-ci par-là qui manquerais peut-être mais très bien informé dans l'ensemble.
••• on a pas de question rigolote alors voilà un smiley I love you : Combien faut-il de nains pour creuser en deux jours un tunnel de 28 mètres dans du granite ?!

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Sujet: Re: Jewel, welcome to the Star manufactures.   Dim 13 Juil - 19:05
bienvenue sur pulsar jewel !

tout cela est très kiki dis-moi donc
je suis très très très pressé de savoir quelle était sa mission d'origine alors écris ton histoire très très très vite afin de lever le mystère!!!!
je suis trop fana du concept de tailleuse d'étoiles I love you I love you



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Sujet: Re: Jewel, welcome to the Star manufactures.   Dim 20 Juil - 18:42
Voilàààààà, c'est finit !~~~~~ ♥ Razz
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Sujet: Re: Jewel, welcome to the Star manufactures.   Lun 21 Juil - 19:13
je suis sincèrement désolée pour le temps d'attente j'ai été plus occupée que prévu aujourd'hui qfjdskf ;;;;;;
j'ai adoré ton histoire en tout cas omg je j'étais tellement contente quand elle a trouvé les pierres en mode ELLE VA TROUVER SON BUT sérieux j'espère que Jewel va pouvoir être heureuse avec ses petits morceaux d'étoile à tailler I love you

jewel


tu es né sur pulsar ! maintenant que tu t'es présenté à lui, le roi te remet ton registre à étoiles et te souhaite une étincelante existence parmi les astres.
Bonne chance, et surtout, brille.

n'oublie pas de recenser ton avatar et de lister ta branche !



you're a calamity, you know that ?

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