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Sujet: Tick tock, goes the clock, and what then shall we see ? [ENd]   Mar 22 Juil - 12:29

identité

imagine that the life you thought you shared wasn't really there




••• Nom : Trenzalore. (Appelé Eros par son créateur)
••• Surnom(s) : Je vous conseille de ne pas essayer de lui en donner un. Trenza' est l' ombre de ces bois, c' est la personne qu' on ne voit pas, qu' on n' entend pas, jusqu' à ce qu' il plante  en silence une dague dans votre chair.
••• Racine : Racine artificielle.
••• Branche : Le pantin oublié.
••• Vieillesse : Comparé à un lambda mortel, on pourrait le qualifier de très vieux, car cela fait près de quatre siècles qu' il rôde en solitaire, alors qu' au fond je dirais qu' il se situe entre l' âge de jeune adulte, et d' adulte pour sa branche.
••• Planète d'origine : Cogstorm.

••• Pulséen, que penses-tu de ta chère galaxie ? Je n' en sais rien. "Monarchie" souffle une petit voix qui ne lui est pas inconnue, puisqu' elle partage son quotidien. Ce qui est sûr est qu' il n' aime pas les ordres, bien qu' il n' en ait jamais reçu. Trenzalore ne sait pas ce qu' il pense de Pulsar, il ne se sent pas vraiment pulséen d' ailleurs. N' ayant que peu de conscience, et ne s' impliquant pas dans la vie de la Galaxie.
••• Et les autres habitants ? Comment les vois-tu ? Est-ce réellement l'harmonie entre vous ? Ce qui est sûr est que le jeune pantin a perdu confiance en toutes les institutions, tels que la royauté, l'armée, la révolution, la loyauté, ou encore l' amour. Il a été oublié, négligé, et maltraité pendant trop longtemps. Sur quel être au monde cela ne laisserait -il aucun séquelle ? Trenzalore ne sait plus comment aimer, comme si le bois taillé avec amour qui compose son corps ou du moins cette enveloppe qui fait qu' il arrive à se tenir debout ou marcher, ne se souvenait plus de cela.
••• Pas trop difficile la vie sur Pulsar, dis moi ? Trenza' n' a aucune conscience du temps qui passe, le fait vieillir, l' enraye, rend son bois plus poreux d' années en années. Parfois même la poussière le menace de le recouvrir. Donc on ne peut pas dire que la vie lui soit difficile, puisqu' il ne se bat pas pour faire d' elle ce qu' il souhaite. Il est en outre plus facile de subir la vie, que d' essayer de l' infléchir. Bien sûr il n' en a pas toujours été ainsi, dans ses jeunes années, il s' était battu avec acharnement pour assouvir une vengeance bien méritée, cependant ses détracteurs étaient toujours plus nombreux, alors il avait du se terrer dans l' oubli.
••• Ton avis sur votre politique ? Si ce n' était que lui il exterminerait ce roi, juste parce qu' il laisse tout partir à vol-haut, qu' au final on aurait pu prendre n' importe quel gamin et lui laisser la place "de roi". Cependant tout le monde n' a pas la chance d' être bien né, certains s' éveillent dans le peau d' un pantin.. Et puisque celui-ci n' est ni responsable, ni fiable, ni même respectueux. Mais il faut bien quelqu' un qui se donne le rôle de leader. Cela donne quelqu' un à qui tout reprocher en cas de problème, mais aussi quelqu' un en qui croire. Pour les mortels, cela  s' avère sans doute très utile.
••• Et les humains, ces drôles de créatures, comment les reçois-tu ? Méfiant ou accueillant ? Un avis quelconque sur eux ? Pour lui les humains sont des créatures inférieures. Elles manquent de tact, de jugeote, ainsi que d' imagination. Pour eux Pulsar est étrange, et ses habitants encore plus. Qui sait si leur étroitesse  d' esprit ne les conduiraient pas à leur propre mort. Tous les pulséens ne sont pas commodes, et une  parole de travers pourrait suffire à énerver l' un d' eux, et un accident est si vite arrivé. Pour sa part, Trenzalore ne ressent rien, il ne leur en veut pas, bien qu' ils soient une espèce inférieure, ce n' est pas leur faute.
••• Quel souhait fais-tu aux étoiles du ciel de ta Galaxie ? Un jour, se venger de ceux qui l' ont jeté, maltraité, se sont moqués, l' ont utilisé contre son gré.
••• Vas-tu briller, pulséen ?  Briller ? Pourquoi cela ? Je ne suis qu' une demi conscience, je ne fait pas le bien au tour de moi. Le seul phénomène qui pourrait m' arriver serrait sans doute l' embrasement funeste, ou la déperdition, ou encore une mort lente, rongé par des termites.


personnalité

It just existed in your head The reflection used wasn't you



Noir.
Noir. Noir.
Noir. Noir. Noir.

Et vous voyez enfin cet être étrange émerger des ténèbres que vous croyiez désertes, du coin le plus sombre de Cogstorm. Une ruelle sombre en fin de journée, ou de derrière un marais recouvert de brouillard. Des fils traînent derrière lui, faisant bruiter tout ce qui se trouve au tour de lui. Il lui manque un bout au niveau du crâne sur le côté droit. Vous, petits mortels tremblez, hors vous ne connaissez rien de lui, rien de ce que vous voyez ne vous inspire confiance. Et pourtant il fut un temps ou ce pantin vous aurait véritablement charmé. Ce pantin vivant était connu comme le plus charmant ayant jamais existé, il y a près de 350 ans de cela.

Le jeune pantin alors exerçait son métier avec sérieux, ravissant tant les petits comme les grands. C' est qu' à présent il savait s' y faire avec toutes les générations. Souriant charmeur, aux belles demoiselles, offrant figurines taillées de ses mains, ou des ballons aux enfants émerveillés. Aucun ne  croyaient qu' il était vivant. Tous croyaient que son créateur était un fin ventriloque, et pourtant il avait taillé  ce bois merveilleusement fin et laiteux, et avait insufflé vie et amour à son pantin. A cette douce époque Eros pouvait sentir l' amour couler le long de ses nervures, et il l' exprimait à l' époque. Il était alors un pantin attentionné, bienveillant, souriant, passionné, persévérant, travailleur, généreux.

Cependant lorsque son maître vieillit, et même décéda, lui demeura au théâtre. Il dut faire face à de nouvelles générations de maître qui ne prirent hélas pas toujours soin de lui. Cependant son premier nouveau maître prit soin de lui, ce fut bien le seul, car il se trouvait qu' il était le fils de son créateur, et qu' il connaissait le secret. Mais un jour, celui-ci mourut à son tour, et n' ayant pas d' héritier, le théâtre fut repris par un autre. C' est vers ce moment là qu' il se renferma sur lui même, car celui-ci n' utilisait plus de pantin pour son spectacle.. Cependant cela n' était pas bien grave jusque là. Une petite dépression.

Enfin, un jour quelqu' un monta dans le grenier ou l' avait jeté.  C' est à ce moment qu' il s' était manifesté. L' homme n' avait pas pu en croire ses yeux et ses oreilles. Il monta un spectacle intégralement en l' honneur d' Eros. Le pantin était on ne peut plus heureux. Ce spectacle l' envoya à l' apogée de sa carrière. Et bientôt le théâtre dans lequel il avait vu le jour devint trop petit. Et l' envie de pouvoir et de célébrité de son maître actuel toujours grandissante, fit qu' il se produisirent ailleurs. Eros connut un moment ou il n' était qu' arrogance, il en voulait également toujours plus. Ils se produisirent même un jour devant la Cour. Puis se passa un incident qui allait marquer sa chute en enfer. Il fut blessé à la tête. Son maître, désespéré essaya d' abord de le réparer, puis il avait décidé dans un premier temps de continuer son spectacle, mais il recevait trop de plaintes, les tickets ne se vendaient plus.  Alors il le vendit, pour deux piécettes seulement. Cet homme riche s' était servi de lui pour son propre profit, cela lui avait brisé le coeur. Il se promit de ne plus jamais servir. avec cet incident il perdit une partie de sa conscience, et également de son âme.

Les horribles personnages à qui il avait été vendu, offrirent Trenzalore à leurs enfants. Ces petits monstres lui coupèrent les cheveux, le maquillèrent, lui tailladèrent la peau à l' aide de ciseaux, "car c' était plus classe avec des cicatrices", l' affublèrent de toutes sortes de vêtements ridicules. Il ne parla pas, résistant, retenant ses larmes imaginaires de hontes, de colère, de tristesse, ou de douleur. Cet enfer dura un très long moment. Il demeurait inanimé, ne dit pas un mot en près de cinquante ans. Sa personnalité disparaissait au fur et à mesure qu' il était maltraité. C' est ainsi qu' il se retrouva perdu, un jour il atterrit dans un égout, et sombra dans l' oubli le plus total.

Trenzalore c' est aussi ce pantin qu' on pourrait imaginer ne plus vouloir vivre dans ce monde qui l' a si longtemps persécuté, et pourtant c' est tout le contraire. Le pantin souhaite encore y croire ; même  si cela peut paraître naïf, enfantin ou inapproprié dans une société telle que celle-ci. c' est aussi une personne que l' on pourrait avoir du mal à comprendre, tant elle change d' idée à une vitesse super-sonique, et surtout qu'  elle enchaîne ces dites idées à d' autres idées n' ayant aucun rapport entre elles. Sans doute certains penseront qu' il s' agit d' une perte de cohérence due au fait qu' il est abîmé, il n' en est rien cependant.



histoire

And wherever you are, land on another star





Born to be crashed.

Un jeune artisan pulséen sifflait. L' âme tranquille. Il était presque midi et comme chaque jour il s' attelait à un nouvel ouvrage. Cette fois-ci il réalisait une commande. Une commande pas tout à fait comme les autres puisqu' on lui avait commandé un pantin vivant. Oui vous avez bien entendu.Tailler le bois il savait faire, mais donner la vie.. Il choisit le bois le plus clair et le plin fin que l' on connaissait en ce jour. Il offrit à son pantin beaucoup de son temps, de son amour, et également un brin d' ADN. Et lorsque des mois plus tard le patron du théâtre ayant commandé ce pantin voulut venir le chercher, il n' y avait plus personne. Son maître s' était entiché de lui, et ne souhaitait guère qu' il tombasse entre de mauvaises mains, ou du moins des mains inconnues.Son ouvrage était, il trouvait, tellement réussi qu' on aurait aisément pu confondre Eros à un être de cher et de sang, autrement dit "humanoïde". Peut-être même son maître jalousait celui qui aurait du le posséder. Cependant, Eros ne comprenait rien à tout cela, il n' arrivait à comprendre que son maître qui se trouvait également être son "géniteur" pouvait s' être épris d' un bête bout de bois.

C' est ainsi que sa vie commença. Il naquit dans un atelier minuscule, taillé d' un artisan aux mains d' or et au coeur d' artichaut. Seuls les connaisseurs savaient que dans cette remise se tenait un minuscule commerce. Mais voilà, cela lui était alors suffisant. C' était avant Eros. Avant ce pantin qui s' était emparé de son coeur, de son âme. Pourtant il n' était encore  il y a quelque mois qu' il  bout d' arbre tombé par une tempête ravageuse. Sa conception et sa création, suivies de sa naissance avaient opérées le plus grand bouleversement qu' il ait jamais connu. Il se croyait heureux, croyait ne manquer de rien. Hors le débarquement d' Eros avait tout redéfini à ses yeux. C' était quelqu' un sur qui veiller qu' il lui manquait, qui lui avait toujours manqué.

Cependant l' intéressé ne semblait hélas pas doué de parole. Pour ce qui était des gestes de la vie quotidienne il apprenait par l' art de l' imitation. Phase que connaissent les jeunes enfants humanoïdes et Elias ne pouvait que s' en émerveiller, cela lui donnait un côté enfantin. Enfant. Minute ! C' est à ce moment précis que se produisit un déclic en lui. Il avait été conçu pour faire du théâtre à la base. Et s' il en faisait maintenant ? De toute façon en quittant tout ce qu' il avait, le  jeune artisan avait également abandonné la maigre clientèle qu' il avait obtenu par un dur labeur. Son jeune compagnon ne se décidait cependant pas à moufter.. Quel ennui.. C' est alors que lui vint l' idée absurde d' essayer de lui adresser la parole. Il ne s' y était jamais risqué jusque là.

- Eros ?

Très docile, le pantin avait répondu avec difficultés cependant.

- Eros ?

Arrachant un grand sourire à son jeune créateur. Il était donc doué de parole également. Il était simplement parfait. Il bondit et serra Eros dans ses bras gras et chaud. Le pantin demeura impassible. Et c' est à partir de ce jour que commença un entraînement intensif pour apprendre le langage.

Glory, and others tortures.

Dès qu' Eros fut en mesure de maîtriser entièrement celui-ci, chose qui ne prit pas bien longtemps ; puisqu' il était doté de l' intelligence pulséenne (grâce à l' ADN transmis), juste quelques années ; ils montèrent un premier spectacle. Intitulé "Les naufragés de Trenzalore" c' était un spectacle dont le contexte se déroulait sur un planète en phase de destruction. Eros ; qui incarnait le rôle principal ; jouait un personnage mélodramatique. La famille du personnage venait de mourir, et il ne pouvait atteindre l' une des navettes de secours, puisqu' elles étaient pleines de riches aristocrates. Il dut assister à la destruction de celle-ci, et à sa mort imminente. Ce spectacle fit un tabac. Et bientôt ils durent refuser des clients. Ils faisaient alors deux représentations chaque jour à guichets fermés. Une affaire modeste certes, mais qui ne faisait que croître. Elias était heureux. Eros semblait partager cet esprit, même s' il était bien incapable de partager ses sentiments.

Bientôt ils purent s' acheter un théâtre un peu plus grand avec une fosse à instruments, un rideau rouge et doré automatique. La salle était splendide, la couleur violette du tissu des sièges moelleux donnait un ton kitch, mais mesuré à l' ensemble. Par contre la peinture demandait renouveau. C' est ensemble qu' il décidèrent donc d' imaginer un nouveau décor. Le pantin voulait peindre un couché de soleil sur la mer par-ci, lui les montagnes au levé. Le soir de la grande réouverture, la foule de leurs habitués ne leur fit point défaut. Tous étaient là,le pantin ouvrait même apercevoir des petits nouveaux qui souhaitaient apparemment se laisser tenter par un nouveau divertissement. Ils ne firent pas déçus, car il purent même assister au préambule d' un tout nouveau spectacle ; d' un genre totalement opposé. Si "Les naufragés de Trenzalore" tenait du drame et d' un contexte post-apocalyptique, "Fancy Quincy" lui tenait plus du burlesque qui dénonce des faits de société.

La population pulséenne adora littéralement ce nouveau spectacle, il durent passer à trois représentation par jour, parce qu' ils recevaient des plaintes à ce sujet, leur public toujours plus nombreux tombait souvent devant des portes closes.

Un jour nouveau ils reçurent une drôle de lettre:


    "Mr. Elias Leonheart, Vos spectacles connaissant un fier succès, nous vous sollicitons, vous et vos accessoires, pour prester une partie d' un nouveau spectacle originalement créé en l' honneur de votre clément souverain Phoebus, premier du nom. Cette représentation aura lieu dans le cadre du grand festival de la Royauté organisé incessamment sous peu. Veuillez Monsieur par la présente nous faire parvenir votre réponse dans les plus brefs délais."

C' est naturellement qu'ils acceptèrent cette opportunité qui se présentait à eux. Cependant le pantin ne voyait pas cela d' un bon oeil. Avec le temps il traversait une drôle de crise. Elias n' arrivait pas réellement à l' identifier, puisqu' il n' avait aucun point de comparaison. Lui, comme son pantin avaient vieillis, mais Eros semblait ne pas vieillir au même rythme. Alors qu' Elias commençait à ressembler à un vieillard, le pantin semblait en pleine crise d' adolescence. Hormis le fait qu' il ne subissait aucune modification corporelle, il était en tout point comparables à ceux-ci au niveau attitude.

Alors vint le temps de la St-Phoebus, que cette foutue météorite vint à passer. Le temps de l' euphorie pouvait commencer. Ils se trouvaient alors tous deux sur une planète inconnue, capitale de la galaxie, celle sur laquelle se déroulait le festival en l' honneur de leur roi. Eros en coulisses s' apprêtait à faire sa grande entrée. Ce théâtre était le plus beau et de loin qu' il ait jamais aperçu, tout y était rutilant. En première ligne il y avait un estrade qu' Elias estimait être à la même hauteur que la scène. Une estrade large au tapis rouge. Les murs du théâtre étaient percés de larges persiennes qui éclairaient le roi sur son trône, derrière il y avait des milliers de rangées de sièges rouges placés en arc de cercle. Sans doute réservés à la Cour.

Son entrée en scène, cela aurait du être le plus beau jour de sa vie. Il était lumineux, galant, élégant.Tous les projecteurs étaient braqués sur lui, ainsi que les yeux approbateurs de la foule. Eros était alors plus que drillé, ils allaient présenter une énième fois leur plus grand succès. Il connaissait à la perfection les moindres effets scéniques à produire, les moindres mimiques à adopter. Cependant puisque c' était la St-Phoebus, rien ne marcha comme voulu. Le jeune pantin sans qu' il ne comprit pourquoi trébucha, inversa plusieurs répliques, ne sut conserver l' ambiance dramatique de la pièce. Foutue fête. C' est alors qu' Eros les vit, ces visages arrogants, ce sourires en coin, ces ricanements. Alors que le roi semblait doucement amusé. Tous se moquaient. Il sentit alors quelque chose se briser en lui pour la première fois et certainement pas la dernière. Il avait eu l' intuition que quelque chose se tramait, cependant il ne savait que cela allait prendre cette tournure.

Le résultat fut sans appel, la nouvelle se propagea bien au-delà de Cassiopeia. Et lorsqu' ils revinrent sur Cogstorm, il durent mettre la clef sous la porte. C' en était fini de ce beau rêve. L' année suivante la saison froide emmena le désormais vieil Elias, qui n' avait plus le souhait de vivre. C' est alors que naquit sur sa planète natale un nouvel enfer.

To be hurt, to feel lost, to be left out in the dark. To be kicked when you're down, and no one' s there to save you.

Maître est mort. Elias qui avait de tout temps été si bon avec lui, le considérant même comme un égal à lui même, alors qu' au fond il n' était qu' un bout de bois. Eros n' avait connu que la bonté des pulséens jusqu' à ce soir fatidique de la St-Phoebus. Tout naturellement il avait rejoint sans conviction le premier théâtre, celui qui l' avait vu naître. Comme il l' avait deviné celui-ci était resté abandonné. Du moins c' est ce qu' il pensait. Il ouvrit la porte qui l' accueillit d' un grincement familier, lui arrachant un faible sourire. Il était à la maison. Quel intérêt puisque la seule personne qu' il souhaitait à ses côtés n' était plus. S' il avait pu, il aurait sans doute pleuré en cet instant, mais il ne possédait pas de canaux lacrymaux. Pourtant le chagrin était présent.

•♦•

Des enfants riaient dehors. La saison humide et chaude semblait être revenue. Du temps avait passé depuis qu' Eros traînait dans ce grenier abandonné. Cela faisait près de vingt ans qu' il n' avait bougé de cette immobilité qui lui convenait. Il n' avait plus aucun but en ce monde. Attendait une mort qui ne se décidait à venir. Un fin filme de poussière s' était déposé sur lui, telle une couverture envoyée par le destin. Cependant le pantin n' y voyait pas un seul signe.

Les jours s' étalaient, n' avaient plus de fin. Puis un jour un enfant monta dans son grenier. Apparemment l' on racontait que celui-ci était hanté. Et qui pouvait savoir, puisque cela faisait vingt ans qu' il n' avait pas bougé et que personne n' était entré ici depuis certainement trente ans.

- Diis Gin, tu crois que cette maison est vraiment hantée ?

La dite Gin, qui semble être l' aînée pouffe, et commence à monter l' échelle montant au grenier.

- Faut vraiment être bête pour croire cette légende urbaine, bécasse!

Les deux petites pénétrèrent alors dans la pièce qui abritait un pantin endormi depuis bien longtemps déjà. Gin s' était figée un instant en l' apercevant. Elle avait vite réalisé cependant qu' il ne s' agissait que d' un pantin. Ses fils traînaient de ci, delà au tour de lui. Elle avait ricané en voyant la mine déconfite de la jeune androïde, et l' avait brusquement tirée par la main. Celui-ci s' était précipitée dans le dos d' Eros, et avait saisi ses bras, les avait fait bouger et avait soufflé.

- Bouhouuuu, je vais te manger petite mortelleuhhh !


Quelle avait été sa surprise lorsque le pantin s' était dégagé et avait soufflé d' une voix rauque, un peu rouillée depuis le temps qu' elle n' avait plus servi.

- Que faites vous ici ?

Les deux petites avaient déguerpi. Et pendant de long mois tout redevint normal, personne ne troubla sa tranquillité. Au début personne ne crut les petites, jusqu' à ce qu' un éminent membre de la société témoigna qu' il avait vu ce dit pantin marcher seul dans la rue et rejoindre le théâtre.

•♦•

Quelqu' un qui avait entendu cela, décida qu' il allait capturer la poule aux oeufs d' or. C' était une occasion exceptionnelle. D' autant plus qu' il avait connu une renommée dans le passé. Ce nouveau maître qui ne voyait qu' en lui un possible profit, et non un esprit, une vie, une existence et un avenir. N' ayant aucun don d' écriture, il le força à écrire lui même les nouveaux spectacles. Il n' obtint aucune aide. Ce nouveau maître le força à travailler non stop. L' écriture la nuit, l' interprétation le jour. Lorsque son interprétation ne lui plaisait pas ou ne ramenait pas assez de clients il était battu. Cette fripouille n' avait pas besoin de raison apparente pour maltraiter Eros. Il le battait d' ailleurs plus que régulièrement puisqu' il n' était jamais satisfait. Eros avait toujours vécu comme un pulséen, et celui-ci exigeait qu' il vive tel une machine. Il exigeait du rendement combiné à de l' action.

Et une machine "défectueuse", on la change. Après dix nouvelles années de succès, où son maître lui en demandait toujours plus, il fut endommagé lors d' une représentation. Ses nombreuses maltraitances avaient commencé à fissurer une partie de son crâne, qui se disloqua purement. Le pulséen, trouvait cela extrêmement disgracieux, et crut que cela avait endommagé son intelligence. Après une dernière rouste, il avait décidé de le vendre comme poupée pour enfants, au rabais. Vendre ainsi quelqu' un pour croute de pain ressemblait à de l' esclavage, pire même. A quoi réduisait-il sa vie ce porc de l' argent plein les poches ? Il était bien plus que ça. Un jour il verrait, il reviendrait et se vengerait. En attendant il n' avait pas le choix, il avait de nouveaux propriétaires.

•♦•

Ses nouveaux maîtres. Une gamine, et un gamin. L' aîné avait cinq ans, le plus jeune aux alentours de trois.Tous deux étaient fiers comme des paons d' avoir un nouveau jouet. Surtout qu' il avait la taille d' un adulte, c' était rigolo, et le vendeur avait assuré qu' il était vivant. Minkh ne le croyait pas, Idriss voulait y croire. Minkh était une de ces sales gosses qui aiment casser tout ce qu' ils touchent pour prouver qu' ils ont une emprise sur les grands. C' est donc dès la première heure qu' elle avait commencé à entailler la peau d' albâtre du pantin, qui se retint de crier. Apparemment il ressentait la douleur, fait étrange. Un pantin pouvait-il muter ?

-Eh Idriss, vient m' aider, comment il est trop moche ! Moi jveux un dur. Viens on lui coupe les cheveux, on lui fait un oeil au beurre noir et  des cicatrices. Tu crois qu' on peut lui couper un orteil ?

Rires ensemble. Ils ont l' air de trouver cela très drôle. Eros souffre. Eros pleure. Eros se tait. Eros leur en veut à mort. Eros est estropié maintenant. Plus personne ne voudra de lui jamais. Eros attends sa mort. Elle ne vient pas. Eros veut mourir, mourir, mourir. NON ! EROS VEUT TUER ! Eros a mal. Encore. Pourquoi ? Lui qui n' était qu' amour ? Eros pleure encore. Pourquoi Maître est mort ? Pourquoi existe-t-il ? Ne peut-on pas l' oublier ? Les enfants des enfants, des enfants se relayèrent. Eros souffre, encore. Eros veut mourir, plus que tout. Eros a mal. Non Trenzalore a mal.



Liilou

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••• Et sinon, comment votre fusée s’est-elle posée sur Pulsar ? : Ça fait un moment que je tourne au tour, grâce à un top-site. Je n' ai cependant décidé d' atterrir que lorsque j' aurais compris un peu l' univers.
••• Des petites suggestions ou un truc à ajouter ? : J' ai du mal avec la barre avec membre, et tout, qui se trouve être verticale et non horizontale. C' est perturbant. Et puis le changement gris sur gris est un peu douloureux pour mes n' oeils. Si non il est parfait et envoie du paté intergalactique ♥♥
••• on a pas de question rigolote alors voilà un smiley I love you :

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Sujet: Re: Tick tock, goes the clock, and what then shall we see ? [ENd]   Mar 22 Juil - 13:57
bienvenue sur pulsar trenzalore !


ça m'a juste laissée en mode
woah
j'aime vraiment beaucoup ton perso **
continue I love you



you're a calamity, you know that ?

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Sujet: Re: Tick tock, goes the clock, and what then shall we see ? [ENd]   Lun 28 Juil - 10:42
Marchiii ♥_♥

Voili,voilou, fiche finite :3 J' espère que ça ira.
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Sujet: Re: Tick tock, goes the clock, and what then shall we see ? [ENd]   Lun 28 Juil - 11:45
je suis vraiment triste pour trenzalore il méritait une vie moins cruelle ;;;;
enfin j'ai toujours autant gnngnngnn tout est parfait I love you


TRENZALORE


tu es né sur pulsar ! maintenant que tu t'es présenté à lui, le roi te remet ton registre à étoiles et te souhaite une étincelante existence parmi les astres.
Bonne chance, et surtout, brille.

n'oublie pas de recenser ton avatar et de lister ta branche !
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Sujet: Re: Tick tock, goes the clock, and what then shall we see ? [ENd]   

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